<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-91929785510069175</id><updated>2012-02-11T23:13:47.898-05:00</updated><category term='garçons'/><category term='succès'/><category term='addiction'/><category term='pédagogie'/><category term='Beauté'/><category term='domination'/><category term='société'/><category term='vie'/><category term='films'/><category term='Math'/><category term='éducation'/><category term='mensonge'/><category term='rédaction'/><category term='décrochage'/><category term='plaisir'/><category term='tolérance'/><category term='exploitation'/><category term='Mouawad'/><category term='Blogue'/><category term='noblesse'/><category term='philosophie'/><category term='métier'/><category term='préparation'/><category term='arcan'/><category term='homme'/><category term='actualités'/><category term='élève'/><category term='rôle'/><category term='sport'/><category term='amitié'/><category term='information'/><category term='violence'/><category term='Pardon'/><category term='vivre'/><category term='quotidien'/><category term='TNM'/><category term='jeu'/><category term='Enseignement'/><category term='lecture'/><category term='opinion'/><category term='réseau'/><category term='filles'/><category term='américain'/><category term='groupe'/><category term='Cantat'/><category term='jeunes'/><category term='normes'/><category term='apparence'/><category term='vidéo'/><category term='privé'/><category term='Hockey'/><category term='esthétique'/><category term='condition'/><category term='public'/><category term='université'/><category term='cégep'/><category term='écriture'/><category term='stéréotype'/><category term='accommodements'/><category term='français'/><category term='technologie'/><category term='élèves'/><category term='théorie'/><category term='viol'/><category term='savoir'/><category term='nourriture'/><category term='littérature'/><category term='populaire'/><category term='romans'/><category term='image'/><category term='Vérité'/><category term='Lire'/><category term='Facebook'/><category term='ouverture'/><category term='pratique'/><category term='histoire'/><category term='arts'/><category term='Internet'/><category term='Culture'/><category term='gloire'/><category term='professeur'/><category term='étude'/><category term='échec'/><category term='cinéma'/><category term='esclavage'/><category term='Matrix'/><category term='répétition'/><category term='études'/><category term='personnel'/><category term='intolérance'/><category term='égalité'/><category term='collégial'/><category term='divertissement'/><category term='publicité'/><category term='travail'/><category term='école'/><category term='spectacle'/><category term='Matrice'/><category term='cours'/><category term='femme'/><category term='critique'/><category term='langue'/><category term='écrire'/><title type='text'>L'air du temps</title><subtitle type='html'>Venez respirer l'air du temps et découvrir le petit monde d'un professeur de philosophie de province. Des réflexions sur l'actualité ou sur la vie quotidienne constituent les centres d'intérêt de ce blogue.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Plotin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13901375104719235715</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>56</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-91929785510069175.post-6056356147616181121</id><published>2011-04-18T16:36:00.000-04:00</published><updated>2011-04-18T16:36:02.965-04:00</updated><title type='text'>Des élèves et des profs (2)</title><content type='html'>Suite du billet &lt;a href="http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/2009/03/des-eleves-et-des-profs.html"&gt;Les élèves&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les profs &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un des problèmes dans l'enseignement provient le plus souvent des enseignants eux-mêmes qui se cachent derrière leurs livres ou leur savoir pour écraser les élèves, dans le pire des cas, ou pour se rassurer et se donner une contenance devant une classe, dans le meilleur des cas. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Combien de fois entends-je des enseignants réciter littéralement leurs notes de cours universitaires, ou en faire des résumés pour les élèves du collégial? Comme si les jeunes étaient de futurs étudiants de leur discipline universitaire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Évidemment, la perception de ces profs devient un miroir grossissant des manques des élèves qui ne sont pas spécialisés dans leur domaine. Cela est rassurant et tient les étudiants à distance. On peut alors gloser du haut de ses connaissances tout en se justifiant du fossé creusé entre l'enseignant-savant-qui-sait-tout et l'élève-abruti-qui-ne-connaît-rien-et qui-ne-s'intéresse-à-rien. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un dialogue de sourds s'ensuit. Et l'enseignant questionne la classe silencieuse d'élèves qui ne comprennent rien ou qui ne veulent pas se faire passer des ignorants en répondant à côté de la voix (ou de la voie?) de la connaissance. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains enseignants démotivent alors même les plus motivés des élèves. C'est ainsi que l'on entend des enseignants ridiculiser les jeunes en réunion départementale, à la cafétéria, dans les corridors, à la maison, etc. Ils se plaignent que les élèves ne veulent pas apprendre, que les jeunes sont obtus, étroits d'esprit, qu'ils sont des enfants moules, des enfants rois, qu'ils n'ont pas de culture, qu'ils ne veulent rien savoir de rien, qu'ils sont prisonniers de la société de consommation, de la société de la surabondance, etc. Des abrutis contents de l'être. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ces enseignants continuent d'enseigner, car ils ne peuvent pas faire autre chose. Ils ont la sécurité d'emploi et ils vont faire leur temps en classe jusqu'à la retraite. Certains vont même le dire à leurs élèves, directement en commençant les cours. « Je ne veux pas être ici devant vous à essayer de vous apprendre des choses que vous ne voulez pas apprendre. On va passer la session en essayant de ne pas se piler sur les pieds, chacun dans son coin. OK? » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déplorable, vous dites? Inimaginable? Pourtant, ces choses se reproduisent d'année en année. On a l'impression, en entend certains enseignants parler de leurs élèves, qu'ils sont en guerre continuelle avec ces derniers. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La dernière phrase sibylline que j'ai entendue de la part d'enseignants qui s'opposaient à la création d'un stationnement réservé au personnel est la suivante : « nos voitures vont devenir des cibles pour les élèves mécontents qui vont se venger de leur rancune… » Les élèves : des ennemis potentiels. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'enseignement devient dans leur bouche un acte de luttes, de conflits, d'antagonismes. Alors qu'il peut être l'exact opposé. Un échange. Un dialogue dans lequel l'élève reconnaît les compétences de l'enseignant qui part des acquis de l'élève pour l'amener plus loin, pour le stimuler à apprendre davantage.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/91929785510069175-6056356147616181121?l=plotin-lairdutemps.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/feeds/6056356147616181121/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=91929785510069175&amp;postID=6056356147616181121' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/6056356147616181121'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/6056356147616181121'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/2011/04/des-eleves-et-des-profs-2.html' title='Des élèves et des profs (2)'/><author><name>Plotin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13901375104719235715</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-91929785510069175.post-6253193826355037612</id><published>2011-04-10T13:59:00.000-04:00</published><updated>2011-04-10T13:59:18.415-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='arcan'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Beauté'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='femme'/><title type='text'>La burqa intérieure</title><content type='html'>Une belle femme étouffée dans sa burqa intérieure s'est enlevé la vie le 24 septembre 2009. L'expression n'est pas de moi, mais de Nelly Arcan qui disait aussi, pour décrire la prison dorée dans laquelle on enferme les femmes, la burqa de chair. Beauté plastique, chirurgie esthétique, botox, liposuccion, collagène, blanchiment des dents, orthodontie, teinture, maquillage, etc., ce sont des armes qui tuent à petit feu. Pour le plaisir des hommes. J'ai toujours pensé que les belles femmes sont aussi victimes de leur beauté, car elles sont prisonnières de leur image. L'image de la beauté calquée sur le désir masculin. Tout, pour plaire aux hommes. Même si cela veut dire ressembler à de jeunes filles en fleur. Car le désir masculin se dirige tout droit vers la pédophilie, sans le dire. On projette partout l'image de la beauté féminine comme celle d'une jeune fille d'à peine 18 ans.&lt;br /&gt;Les mannequins doivent se soumettre à des régimes alimentaires sévères pour rester, en apparence, jeunes et minces, pour ne pas dire chétives, sans défense. Et les femmes doivent ressembler à ces fillettes, pour suivre la mode.&lt;br /&gt;Tout l'appareillage de la mode inculque le désir malsain de la jeunesse éternelle. Pour les femmes, cela veut dire lutter toute leur vie contre le temps, contre les transformations naturelles du corps féminin qu'on ne veut pas voir. D'où l'expression de Nelly Arcand&amp;nbsp;: de burqa intérieure ou de chair. Cette burqa que doivent porter toutes les femmes pour ne pas être vues. On ne veut voir que la jeune fille, à  peine majeure, pour sauver les apparences. Pourtant, il y a quelque  chose de maladif dans cette idéalisation de la beauté féminine adolescente. Quelque chose de tyrannique. Quelque chose qui tue.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/91929785510069175-6253193826355037612?l=plotin-lairdutemps.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/feeds/6253193826355037612/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=91929785510069175&amp;postID=6253193826355037612' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/6253193826355037612'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/6253193826355037612'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/2011/04/la-burqa-interieure.html' title='La burqa intérieure'/><author><name>Plotin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13901375104719235715</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-91929785510069175.post-7454151532914031935</id><published>2011-04-08T09:27:00.003-04:00</published><updated>2011-04-08T10:05:55.104-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mouawad'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='TNM'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cantat'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pardon'/><title type='text'>Mise en scène du pardon</title><content type='html'>Ce qui me frappe en lisant les différentes interventions dans l'affaire &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;Cantat&lt;/span&gt;, c'est que souvent les sentiments prennent le dessus sur la raison. Ce n'est pas une mauvaise chose nécessairement. Cela me fait réaliser que le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas.   &lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;En fait, tout ce débat est sain et les positions opposées qui se manifestent sont en général légitimes. Pourvu que personne n'utilise la violence verbale dans ses propos contre la violence physique qu'elle condamne ou pardonne. Combien de personnes ont crié des noms et jeté des anathèmes contre &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;Cantat&lt;/span&gt; et tous ceux qui osaient proposer qu'on pût peut-être lui pardonner?&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Sur le plan purement théorique, la question du lien entre la vie et l'œuvre d'un artiste est vraiment intéressante. Jusqu'où &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;allons-nous&lt;/span&gt; accepter les comportements déviants d'un artiste pour apprécier son art? &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;Faut-il&lt;/span&gt; carrément séparer l'œuvre de son créateur? Voilà des questions importantes qui méritent réflexion, car les réponses qu'on y fera auront des incidences majeures sur l'histoire de l'art et son évolution.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Au-delà de ce questionnement moral et esthétique, il y a le questionnement plus fondamental et personnel encore. Jusqu'où suis-je prêt à accepter qu'un individu qui a commis le crime odieux de battre une femme à mort participe à une activité à laquelle je vais assister? Si cet individu était invité à une soirée, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4"&gt;pourrais-je&lt;/span&gt; y aller également? &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_5"&gt;Ferais-je&lt;/span&gt; simplement semblant de ne rien savoir?&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Et si j'assiste à la soirée, cela &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_6"&gt;veut-il&lt;/span&gt; dire que je lui pardonne son geste abominable? Pour lui pardonner quoi que ce soit, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_7"&gt;devrais-je&lt;/span&gt; essayer de le comprendre tout d'abord? &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_8"&gt;Devrais-je&lt;/span&gt; plutôt refuser dès le départ toute possibilité de rédemption à cet individu? Devrais-je toujours éviter tout contact dans le futur avec des meurtriers, des batteurs de femmes et des violeurs? Pour moi, l'être humain peut-il se racheter un jour? Puis-je lui accorder un pardon du bout des lèvres tout théorique sans que les gestes suivent la parole? Et combien de temps doit durer le purgatoire? Cinq ans, dix ans? Quelles sont les preuves de repentir acceptables pour moi?&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Le mérite de la controverse Cantat tient à cette provocation d'une interrogation de notre conduite et de notre attitude envers les humains qui ont commis des fautes graves. Mouawad a déjà mis en scène cette interrogation dans sa pièce &lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;Incendies&lt;/i&gt; qui porte entre autres sur le pardon d'un geste inexcusable. Dans la fiction, on applaudit les personnages qui sont capables de pardon même à leurs dépens, comme dans L'Obsession, Mystic River, Incendie, etc.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Dans la réalité, suis-je capable de pardonner à quelqu'un qui a commis un geste qui me ferait perdre la raison s'il arrivait à un de mes proches? Puis-je passer l'éponge et aller assister à un spectacle dans lequel un criminel qui a purgé sa peine de prison joue un rôle important?&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;On peut bien reprocher à Mouawad, Pintal et Cantat leur manque de délicatesse, de repentir, de retenue, mais ils ont au moins le mérite d'avoir mis sur la table un malaise profond chez les êtres humains. On tente par tous les moyens depuis de justifier rationnellement nos pulsions, nos émotions inextricablement mêlées. Ce n'est pas rien.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Finalement, ce qui est bien dans cette controverse, c'est que tout le monde ou presque se sent interpellé. Signe que Mouawad a touché une corde très sensible. Il fait mieux que beaucoup de politiciens, d'artistes, d'intellectuels et d'autres personnalités publiques. Maintenant, c'est à chacun personnellement de trancher le nœud gordien, en son âme et conscience, que Cantat vienne ou non.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/91929785510069175-7454151532914031935?l=plotin-lairdutemps.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/feeds/7454151532914031935/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=91929785510069175&amp;postID=7454151532914031935' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/7454151532914031935'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/7454151532914031935'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/2011/04/mise-en-scene-du-pardon.html' title='Mise en scène du pardon'/><author><name>Plotin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13901375104719235715</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-91929785510069175.post-5766910124109849197</id><published>2009-03-28T08:35:00.000-04:00</published><updated>2009-03-28T08:37:05.538-04:00</updated><title type='text'>Des élèves et des profs</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;strong&gt;Les élèves&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Je n'en reviens pas encore et encore de la qualité des élèves que j'ai devant moi en 2009. Ils sont vifs, intelligents, ouverts sur le monde et aux aguets. Il suffit de maintenir leur intérêt ou de le susciter un peu pour qu'ils en donnent plus que ce que l'on demande.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Par exemple, dans ma classe de philo du mercredi, il y a des élèves qui s'engagent pour des causes environnementales, d'autres qui travaillent pour le bureau de comté du député du coin, d'autres qui œuvrent au sein d'un parti de gauche, d'autres qui s'intéressent aux plus démunis et qui voyagent de par le monde, etc. Et il y a tous les autres qui posent des questions, qui me signalent des films à voir intéressants pour les cours de philo, ou qui lisent des livres hors de leur programme.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Il s'agit simplement d'aller les rejoindre là où ils sont pour que le niveau monte et qu'ils s'impliquent dans le cours. Après trois semaines seulement, ils veulent commencer leurs travaux de recherche de fin de session, ils veulent montrer aux autres et au prof leurs connaissances de certains sujets d'actualité qui les touchent particulièrement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Bien sûr, le rôle de l'enseignant consiste à lier leurs champs d'intérêt au contenu du cours. Quelquefois, il y a incompatibilité et il faut user de subterfuge. Parler de la morale de Kant en l'illustrant de certaines tueries comme Polytechnique, par exemple. Quelquefois aussi, l'on doit caricaturer un auteur, pour le rendre plus attrayant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Mais c'est lorsque l'on a touché les champs d'intérêt des élèves que l'on peut aller plus loin avec eux. La semaine dernière, par exemple, des élèves m'ont demandé de parler du divin marquis et de l'auteur de &lt;i style=""&gt;La Vénus à la fourrure&lt;/i&gt;, même si ces auteurs n'étaient pas au programme.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;(Demain, &lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;les profs&lt;/span&gt;...)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/91929785510069175-5766910124109849197?l=plotin-lairdutemps.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/feeds/5766910124109849197/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=91929785510069175&amp;postID=5766910124109849197' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/5766910124109849197'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/5766910124109849197'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/2009/03/des-eleves-et-des-profs.html' title='Des élèves et des profs'/><author><name>Plotin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13901375104719235715</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-91929785510069175.post-9167996896905057939</id><published>2009-03-14T11:19:00.001-04:00</published><updated>2009-03-14T11:20:56.454-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='films'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoire'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='filles'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cinéma'/><title type='text'>Un devoir de mémoire</title><content type='html'>Je viens de voir &lt;em&gt;Polytechnique&lt;/em&gt; de Denis Villeneuve. C'est un éloge funèbre sobre, tout en retenue, qui ne tombe pas dans le drame outrancier, ni dans le pathos, ni ne dérive vers une tentative d'explication psychologisante. Il s'agit simplement d'un rappel d'une tragédie qui n'aurait jamais dû avoir lieu, comme tous les drames impliquant des innocents. On devrait écrire en premier lieu des innocentes, car les victimes ont été principalement des femmes, justement parce qu'elles étaient du sexe féminin, donc des cibles pour le forcené.&lt;br /&gt;En toute pertinence, le début du long métrage rappelle la lettre écrite par Marc Lépine juste avant le massacre. Dans cette lettre, qu'on peut trouver un peu partout sur Internet, le tueur s'en prend au féminisme et nomme 19 femmes célèbres qui l'ont échappé belle, parce qu'il n'aura pas eu le temps d'accomplir ses sombres desseins.&lt;br /&gt;Évidemment, la tuerie est le résultat d'un geste fou, d'un amalgame de facteurs divers (le discours antiféministe ambiant, les expériences passées de violence familiale du tueur, les échecs nombreux qui se succédaient dans sa vie professionnelle et amoureuse, etc.) qui ont pris corps dans le cerveau de Lépine. En fait, ces éléments divers ont fait sauter une marmite où bouillonnait du ressentiment envers le monde en général et les femmes en particulier.&lt;br /&gt;Le propos essentiel du film consiste donc en un devoir de mémoire, car on doit se rappeler les victimes directes (les 14 femmes tuées) et indirectes (tous les témoins de près ou de loin, comme les gars qui ont croisé Lépine à Polytechnique) de cette tuerie, ne serait-ce que pour conjurer le sort. En espérant qu'il n'y ait jamais de prochaine fois.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/91929785510069175-9167996896905057939?l=plotin-lairdutemps.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/feeds/9167996896905057939/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=91929785510069175&amp;postID=9167996896905057939' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/9167996896905057939'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/9167996896905057939'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/2009/03/un-devoir-de-memoire.html' title='Un devoir de mémoire'/><author><name>Plotin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13901375104719235715</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-91929785510069175.post-2216064981493049189</id><published>2009-03-08T14:57:00.004-04:00</published><updated>2009-03-08T15:09:33.555-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='société'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Culture'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='condition'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='femme'/><title type='text'>Femmes de tous les pays unissez-vous!</title><content type='html'>Bon, j'espère que les femmes célèbrent bien cette journée internationale, car il reste du chemin à faire, comme en témoignent les statistiques dévoilées hier au Québec qui montrent que les femmes reçoivent 23% de salaires de moins que les hommes pour les mêmes emplois requérant les mêmes diplômes. Celles qui n'ont pas complété leur diplôme secondaire font 40% de moins que les hommes dans les mêmes conditions. Imaginons ce que les femmes subissent dans le reste du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, c'est Finkelkraut ou Bruckner qui affirmait que les attentats du 11 septembre 2001 représentaient le début de la troisième guerre mondiale dont l'enjeu principal serait la place et le rôle des femmes sur la planète.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ici, au Québec, les femmes sont émancipées, mais gagnent moins que les hommes pour les mêmes emplois. Ailleurs, c'est encore souvent l'horreur. Parodions Marx: femmes de tous les pays, unissez-vous! Continuez le combat! Comme pour les propriétaires face aux prolétaires, les hommes ne donneront rien aux femmes à moins qu'elles leur arrachent. L'union fait la force.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonne chance!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/91929785510069175-2216064981493049189?l=plotin-lairdutemps.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/feeds/2216064981493049189/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=91929785510069175&amp;postID=2216064981493049189' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/2216064981493049189'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/2216064981493049189'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/2009/03/femmes-de-tous-les-pays-unissez-vous.html' title='Femmes de tous les pays unissez-vous!'/><author><name>Plotin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13901375104719235715</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-91929785510069175.post-7507885158959083491</id><published>2009-03-07T15:37:00.000-05:00</published><updated>2009-03-07T15:38:06.707-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='personnel'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='écriture'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='rédaction'/><title type='text'>Le complexe de l'imposteur</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;J'ai toujours l'impression d'être un imposteur, quelqu'un qui n'est pas à sa place et qui usurpe l'identité que les autres lui accordent.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Ainsi, je suis souvent perçu comme un bon rédacteur. Pourtant, je ne trouve pas que j'écris bien, surtout lorsque je me compare à d'autres blogueurs ou journalistes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;J'envie ceux qui ont des certitudes sur leurs talents. Quand je parle devant une assemblée, il est certain que je vais balbutier ou bégayer. Comme Jean-Jacques Rousseau, auquel je ne me compare aucunement, je perds tous mes moyens devant le regard des autres.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Pourtant, de l'extérieur, plusieurs personnes pourraient penser que j'ai été reconnu souvent dans le passé pour un certain talent d'écriture. Il est vrai que Robert Lévesque m'a engagé en 1986 au Devoir après avoir lu mes articles dans le Contiuum, le journal des étudiantes et des étudiants de l'Université de Montréal. Jean V. Dufresne m'a par la suite offert de tenir quelques chroniques dans &lt;i style=""&gt;Le Plaisir des livres&lt;/i&gt; qu'on lançait à l'époque. Par la suite, Jacques Godbout m'a proposé quelques projets d'écriture pour sa maison d'édition Boréal, dont une biographie de Michel Chartrand que je n'ai jamais complétée, à la suite de quelques rencontres avec le coloré syndicaliste.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Sur le plan académique aussi, je devrais me sentir blindé. Lors de l'acceptation de mon mémoire de maîtrise en philosophie, par exemple, on a tenu à souligner la qualité exceptionnelle de l'écriture du document.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Plusieurs années plus tard, c'est André Pratte, l'éditorialiste en chef de &lt;i style=""&gt;La Presse&lt;/i&gt;, qui m'a proposé d'écrire une chronique mensuelle pour le quotidien. J'avais remporté trois fois en un peu plus d'un an le titre de la lettre de la semaine des pages Forum.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Finalement, c'est la direction du Collège où j'enseigne maintenant qui m'offre d'écrire des rapports d'évaluation et des programmes pour l'établissement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Normalement, je devrais être au moins sûr d'une chose : j'écris assez bien pour me faire remarquer et engager dans des projets de rédaction importants.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Néanmoins, le doute persiste. J'écris mal et personne ne s'en aperçoit. Cette phrase est comme un mal de dents lancinant qui taraude l'esprit. Peut-être est-ce cela qui me tient en alerte et me permet d'écrire sans trop me prendre au sérieux?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Reste que j'envie réellement ceux qui sont capables de parler en public sans une onze de gêne, qui rabrouent ceux qui n'écoutent pas lorsqu'ils parlent, qui écrivent sans crainte et qui sont sûrs de leurs capacités.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Le pire, c'est que plus je vieillis, moins je me sens en confiance. Je suis comme Ponce qui écrivait dans &lt;i style=""&gt;Méthode&lt;/i&gt;, si je me souviens bien, qu'il donnait toujours raison aux autres aussitôt que l'on objectait quelque chose à ce qu'il disait ou écrivait.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Mettons que j'ai tort et que je n'ai rien dit…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/91929785510069175-7507885158959083491?l=plotin-lairdutemps.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/feeds/7507885158959083491/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=91929785510069175&amp;postID=7507885158959083491' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/7507885158959083491'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/7507885158959083491'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/2009/03/le-complexe-de-limposteur.html' title='Le complexe de l&apos;imposteur'/><author><name>Plotin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13901375104719235715</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-91929785510069175.post-8792566202767103754</id><published>2009-03-06T11:52:00.000-05:00</published><updated>2009-03-06T11:53:35.228-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Enseignement'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='professeur'/><title type='text'>Revaloriser les enseignants</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Êtes-vous un  prof prénumérique et mal payé? Si vous répondez oui à ces deux questions, vous  risquez de perdre la reconnaissance de vos élèves.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Qu'est-ce  qu'un prof prénumérique? Évidemment, si vous n'avez jamais entendu l'expression,  c'est déjà un indice que vous l'êtes. Si d'aventure, vous n'avez jamais entendu  parler du débat entre les natifs du numérique et les immigrants du numérique,  vous êtes fort probablement un prénumérique sans le savoir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Trêve de  plaisanteries, voici un extrait du très beau texte dédramatisant de  Jean-François Marchandise intitulé justement &lt;i style=""&gt;&lt;a href="javascript://" targethref="http%3A//www.internetactu.net/2009/01/15/les-prenumeriques/"&gt;Les  Prénumériques&lt;span style="font-style: normal;" targethref="http%3A//www.internetactu.net/2009/01/15/les-prenumeriques/"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;« Les  prénumériques regardent l’heure sur une montre, ils trouvent leur chemin sur une  carte pliée en accordéon, ils lisent le journal, ils écrivent au stylo. Ils  utilisent les cabines téléphoniques publiques, connaissent l’heure des levées  quand ils doivent envoyer un courrier important. Ils écoutent la météo sur leur  poste de radio, regardent les infos routières à la télévision. Pour préparer  leurs vacances, ils vont dans une agence de voyages et ils prennent les  dépliants avec les horaires de trains. […]Au travail, quand ils ont besoin de  parler à un collègue, ils se lèvent, empruntent le couloir, et passent une tête  dans un bureau voisin. Ils font la queue pour payer leurs impôts ou leurs  amendes, chéquier en main ou espèces en poche. Quand arrive leur relevé de  compte bancaire, ils pointent les dépenses du mois, crayon en main, calculette à  portée. Ils prêtent des disques à leurs amis, découpent des articles dans les  journaux, photocopient les courriers importants. […] »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;C'est en  partie cela, un prénumérique, quelqu'un qui est né avant le numérique, avant  l'Internet. Idem pour l'immigrant du numérique, alors que le natif est né avec  un ordinateur entre les mains et l'Internet au bout du fil.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Un enseignant  qui est tout à fait ignorant du monde dans lequel grandissent ses élèves risque  de perdre le contact avec ceux-ci. C'est un handicap difficile à  surmonter.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Si, de plus,  il est mal payé, comme le sont la plupart des enseignants dans le monde, alors,  il part avec deux prises contre lui. C'est le constat du grand philosophe Alain  Finkielkraut, cité par &lt;/span&gt;&lt;a href="javascript://" targethref="http%3A//hansen-love.blogspot.com/2009/01/retour-du-grand-finky.html"&gt;&lt;span targethref="http%3A//hansen-love.blogspot.com/2009/01/retour-du-grand-finky.html"  style="font-family:Verdana;"&gt;Laurence  Hansen-Love&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;, une enseignante de philosophie et  auteure de nombreux manuels : « comment voulez-vous que l'on respecte quelqu'un  qui gagne 1500 E par mois? »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;On sera  toujours le prénumérique de quelqu'un, comme le dit si bien Jean-François  Marchandise. Ce n'est pas un drame et ce n'est ni insurmontable. Et l'on sera  toujours le pauvre de quelqu'un, aussi. Mais il ne faudrait pas accuser trop de  retard sur la société qui évolue à une vitesse grand V sur ces deux aspects de  la vie. Sinon, nous risquons de provoquer le mépris de nos élèves au lieu de  leur susciter de l'admiration, sinon, du moins, un certain respect. Car la  connaissance issue des livres et la finesse de l'esprit du maître à penser ne  suffisent plus à imposer le respect et la reconnaissance de la part des jeunes  d'aujourd'hui.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/91929785510069175-8792566202767103754?l=plotin-lairdutemps.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/feeds/8792566202767103754/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=91929785510069175&amp;postID=8792566202767103754' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/8792566202767103754'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/8792566202767103754'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/2009/03/revaloriser-les-enseignants.html' title='Revaloriser les enseignants'/><author><name>Plotin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13901375104719235715</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-91929785510069175.post-3032297977537060468</id><published>2009-03-04T23:48:00.001-05:00</published><updated>2009-03-04T23:50:28.417-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Enseignement'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cégep'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='collégial'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='professeur'/><title type='text'>Les trois principaux défis du collégial</title><content type='html'>&lt;strong&gt;L'approche-programme&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;L'idée est bonne : augmenter le sentiment d'appartenance des élèves au collégial à un programme d'étude afin de favoriser leur réussite. En même temps, viser un profil de sortie semblable qui fournit un objectif commun aux enseignants dans un programme. Sauf qu'en redéfinissant les programmes au local, et en donnant ainsi plus d'autonomie aux collèges, les enseignants croient à tort que leur programme constitue une fin en soi. Ils veulent ainsi tout mettre dans leur programme et augmente sensiblement le nombre d'heures contact, de cours et d'activités de toutes sortes, etc. Ce qui alourdit beaucoup les programmes d'étude des élèves.&lt;br /&gt;Ainsi, en plus de devoir réussir tous leurs cours d'un programme pour obtenir un diplôme, comme dans le bon vieux temps, les élèves d'aujourd'hui doivent également réussir leur épreuve synthèse de programme et l'Épreuve uniforme de français. Plus de cours et plus d'évaluations, pas étonnant qu'il y ait plus d'échecs et d'abandons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le zèle des enseignants&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Dans chacun des cours d'un programme spécifique et de la formation générale, les enseignants veulent donner des cours significatifs et complets à leurs élèves. Noble intention. Par contre, ils oublient trop souvent qu'un cours n'est qu'une partie d'un tout et que le tout n'est qu'une étape ou une introduction vers la formation universitaire ou un début de carrière. L'approche par compétence fait mal ici, car elle induit l'idée qu'un cours doit aboutir à une compétence définie, pour ne pas dire définitive. Ce qui justifie souvent le zèle des enseignants dans chacun de leurs cours. Résultat encore : plus d'échecs et d'abandons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le renouveau technologique&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, le troisième problème résulte d'un manque de flexibilité de la structure de l'institution scolaire. On parle beaucoup du fossé entre les natifs du numérique (les enfants nés avec Internet) et les immigrants du numérique (les adultes qui ont vécu avant Internet). Ce fossé se creuse dans le domaine de l'éducation de l'immobilisme de l'institution scolaire qui transmet un savoir établi, reconnu, fixé dans le temps, pour ne pas dire figé, de manière souvent archaïque, dans une structure datant du XIXe siècle, pour des natifs du numérique qui vivent dans un monde en perpétuel changement où tout est disponible immédiatement au bout des doigts. Le conflit de générations habituel se double ainsi d'un choc de civilisation mal géré par l'institution scolaire qui ne peut suivre le rythme du changement dans la transmission du savoir.&lt;br /&gt;De plus, les enseignants ne suivent pas la parade de la révolution informatique, car ils sont souvent confortablement installés dans leurs certitudes et le savoir acquis de hautes luttes en lisant des heures durant des bouquins qui paraissent dépassés pour les nouvelles générations. Et ceux qui veulent « embarquer » dans la révolution technologique le font de manière gauche pour les natifs du numérique qui en connaissent souvent plus que leurs maîtres dans ces domaines. Finalement, l'institution scolaire bouge lentement et cela demanderait des efforts astronomiques d'investissements pour équiper adéquatement les enseignants, les salles de cours et les élèves.&lt;br /&gt;Il ne faudrait pas négliger dans ce bref portrait de la situation du collégial, la lutte de pouvoir entre les tenants de l'immobilisme qui se targuent d'établir des bases communes et solides du savoir sur les valeurs sûres des connaissances reconnues partout et depuis longtemps et les apôtres de l'évangile du bouleversement cataclysmique que provoquent les nouvelles technologies de l'information et des communications.&lt;br /&gt;Heureusement, il n'y a pas là opposition, mais complémentarité. Pourvu qu'on investisse du temps et de l'argent afin de moderniser les outils pédagogiques.&lt;br /&gt;Voilà où nous en sommes au collégial. Il faudrait alléger la somme de travail des élèves, entrer dans la tête des enseignants que leurs cours ne sont pas des fins en soi, dégraisser les programmes d'étude et investir dans le renouveau technologique en consultant les élèves pour répondre à leurs besoins nouveaux.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/91929785510069175-3032297977537060468?l=plotin-lairdutemps.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/feeds/3032297977537060468/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=91929785510069175&amp;postID=3032297977537060468' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/3032297977537060468'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/3032297977537060468'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/2009/03/les-trois-principaux-defis-du-collegial.html' title='Les trois principaux défis du collégial'/><author><name>Plotin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13901375104719235715</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-91929785510069175.post-1933893709745333005</id><published>2009-03-03T10:49:00.000-05:00</published><updated>2009-03-03T10:50:58.007-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Enseignement'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cégep'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='professeur'/><title type='text'>L'entraide entre profs</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Plusieurs fois depuis le début de la session, des enseignants se sont plaints de ce que les élèves s'absentent régulièrement ou doivent quitter les cours avant la fin d'une période parce qu'un autre enseignant les avait convoqués à une activité ou à une reprise d'une évaluation importante. Dans un corridor, j'ai même entendu un enseignant dire à un élève de venir le voir à son bureau alors que ce dernier se rendait à un cours. L'enseignant a alors rétorqué à l'élève qu'il signerait un billet de justification pour son retard…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Des incidents de ce type se produisent de plus en plus souvent, malheureusement. De plus, certains programmes obligent les élèves à participer à des activités qui empiètent sur l'horaire régulier des autres cours de l'élève : vernissages, journées des affaires, expositions, préparations aux épreuves synthèses, présentations publiques, semaines de ci et de ça, rencontres avec des personnalités, visionnages de films, de pièces de théâtre, etc. Toutes les justifications sont bonnes. Et il est clair que les enseignants qui pèchent ainsi par excès d'initiatives ne le font pas pour nuire aux autres cours, mais en pensant mieux servir leurs intérêts. Pourtant, ce n’est pas le cas, car en agissant ainsi on place très souvent les élèves devant des choix déchirants entre une activité spéciale (et souvent dite obligatoire) et un cours régulier.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Outre que cela a pour effet d'augmenter le taux d'absentéisme, d’abandons et même d'échecs, le message envoyé aux élèves est que certains cours sont plus importants que d'autres. Cette attitude de zèle des enseignants résulte en partie de la structure de l'approche programme qui place par la suite les élèves dans la situation de privilégier les cours de leur programme au détriment des autres, dont évidemment ceux de la formation générale.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;À tous ces irritants pour la réussite des élèves s'ajoute un phénomène particulier : plusieurs enseignants se croient seuls au monde et exagèrent quant aux travaux demandés à l'extérieur d'un cours. Ainsi, faut-il le rappeler régulièrement, les heures à consacrer aux travaux à effectuer à la maison dans la pondération des cours représentent un &lt;i style=""&gt;maximum&lt;/i&gt;. Un cours qui prescrit une pondération de 3-0-&lt;i style=""&gt;3&lt;/i&gt; devrait demander de consacrer trois heures à l'étude ou au devoir par semaine au &lt;i style=""&gt;maximum&lt;/i&gt; pour la très grande majorité des élèves. Pas davantage. Au-delà, ce sont les autres cours des élèves qui seront pénalisés.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Si plusieurs enseignants adoptent une attitude de zèle, les élèves devront faire des choix : abandonner des cours, valoriser certaines matières au détriment d'autres disciplines, bâcler des travaux, s'absenter régulièrement. Bref, par excès de professionnalisme, par bonne volonté, par esprit d'initiative, par souci de couvrir toute la matière, les enseignants se nuisent souvent mutuellement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Il faudrait que chaque enseignant voie son cours comme une petite partie indispensable à un ensemble. Les heures d'études sont comptées serrées depuis que les révisions de programmes ajoutent des heures de cours et de travaux aux élèves. Ainsi, chaque fois qu'on en demande davantage aux élèves, on leur enlève une partie du temps à consacrer à leurs autres cours.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;Si nous ne nous entendons pas entre nous et que chacun des enseignants reste dans sa tour d'ivoire, le taux de décrochage au collégial, qui frise les 50 %, ne cessera pas d'augmenter. À moins qu'un politicien ne vienne sabrer les exigences des études collégiales pour augmenter le taux de diplomation…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/91929785510069175-1933893709745333005?l=plotin-lairdutemps.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/feeds/1933893709745333005/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=91929785510069175&amp;postID=1933893709745333005' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/1933893709745333005'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/1933893709745333005'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/2009/03/lentraide-entre-profs.html' title='L&apos;entraide entre profs'/><author><name>Plotin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13901375104719235715</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-91929785510069175.post-5927664737452052350</id><published>2009-03-01T15:57:00.001-05:00</published><updated>2009-03-01T16:01:22.344-05:00</updated><title type='text'>Changement d'adresse du blogue</title><content type='html'>Bonjour,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je viens de recevoir un message d'un lecteur qui se demandait pourquoi je n'écrivais plus ici. C'est tout simplement parce que mon blogue a été transféré &lt;a href="http://plotin.monblogue.branchez-vous.com/"&gt;là&lt;/a&gt;. Poursuivez votre lecture de &lt;a style="font-style: italic;" href="http://plotin.monblogue.branchez-vous.com/"&gt;L'air du temps&lt;/a&gt; sur Branchez-vous. Merci.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/91929785510069175-5927664737452052350?l=plotin-lairdutemps.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/feeds/5927664737452052350/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=91929785510069175&amp;postID=5927664737452052350' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/5927664737452052350'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/5927664737452052350'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/2009/03/changement-dadresse-du-blogue.html' title='Changement d&apos;adresse du blogue'/><author><name>Plotin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13901375104719235715</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-91929785510069175.post-2128404657219495840</id><published>2008-12-15T09:42:00.002-05:00</published><updated>2008-12-15T09:43:13.879-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Enseignement'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='jeunes'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='professeur'/><title type='text'>S'entraider entre profs</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Plusieurs fois depuis le début de la session, des enseignants se sont plaints de ce que les élèves s'absentent régulièrement ou doivent quitter les cours avant la fin d'une période parce qu'un autre enseignant les avait convoqués à une activité ou à une reprise d'une évaluation importante. Dans un corridor, j'ai même entendu un enseignant dire à un élève de venir le voir à son bureau alors que ce dernier se rendait à un cours. L'enseignant a alors rétorqué à l'élève qu'il signerait un billet de justification pour son retard…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Des incidents de ce type se produisent de plus en plus souvent, malheureusement. De plus, certains programmes obligent les élèves à participer à des activités qui empiètent sur l'horaire régulier des autres cours de l'élève : vernissages, journées des affaires, expositions, préparations aux épreuves synthèses, présentations publiques, semaines de ci et de ça, rencontres avec des personnalités, visionnages de films, de pièces de théâtre, etc. Toutes les justifications sont bonnes. Et il est clair que les enseignants qui pèchent ainsi par excès d'initiatives ne le font pas pour nuire aux autres cours, mais en pensant mieux servir leurs intérêts. Pourtant, ce n’est pas le cas, car en agissant ainsi on place très souvent les élèves devant des choix déchirants entre une activité spéciale (et souvent dite obligatoire) et un cours régulier.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Outre que cela a pour effet d'augmenter le taux d'absentéisme, d’abandons et même d'échecs, le message envoyé aux élèves est que certains cours sont plus importants que d'autres. Cette attitude de zèle des enseignants résulte en partie de la structure de l'approche programme qui place par la suite les élèves dans la situation de privilégier les cours de leur programme au détriment des autres, dont évidemment ceux de la formation générale.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;À tous ces irritants pour la réussite des élèves s'ajoute un phénomène particulier : plusieurs enseignants se croient seuls au monde et exagèrent quant aux travaux demandés à l'extérieur d'un cours. Ainsi, faut-il le rappeler régulièrement, les heures à consacrer aux travaux à effectuer à la maison dans la pondération des cours représentent un &lt;i style=""&gt;maximum&lt;/i&gt;. Un cours qui prescrit une pondération de 3-0-&lt;i style=""&gt;3&lt;/i&gt; devrait demander de consacrer trois heures à l'étude ou au devoir par semaine au &lt;i style=""&gt;maximum&lt;/i&gt; pour la très grande majorité des élèves. Pas davantage. Au-delà, ce sont les autres cours des élèves qui seront pénalisés.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Si plusieurs enseignants adoptent une attitude de zèle, les élèves devront faire des choix : abandonner des cours, valoriser certaines matières au détriment d'autres disciplines, bâcler des travaux, s'absenter régulièrement. Bref, par excès de professionnalisme, par bonne volonté, par esprit d'initiative, par souci de couvrir toute la matière, les enseignants se nuisent souvent mutuellement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Il faudrait que chaque enseignant voie son cours comme une petite partie indispensable à un ensemble. Les heures d'études sont comptées serrées depuis que les révisions de programmes ajoutent des heures de cours et de travaux aux élèves. Ainsi, chaque fois qu'on en demande davantage aux élèves, on leur enlève une partie du temps à consacrer à leurs autres cours.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Si nous ne nous entendons pas entre nous et que chacun des enseignants reste dans sa tour d'ivoire, le taux de décrochage au collégial, qui frise les 50 %, ne cessera pas d'augmenter. À moins qu'un politicien ne vienne sabrer les exigences des études collégiales pour augmenter le taux de diplomation…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/91929785510069175-2128404657219495840?l=plotin-lairdutemps.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/feeds/2128404657219495840/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=91929785510069175&amp;postID=2128404657219495840' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/2128404657219495840'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/2128404657219495840'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/2008/12/sentraider-entre-profs.html' title='S&apos;entraider entre profs'/><author><name>Plotin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13901375104719235715</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-91929785510069175.post-159779951374166989</id><published>2008-12-09T22:40:00.001-05:00</published><updated>2008-12-09T22:43:31.485-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Enseignement'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='philosophie'/><title type='text'>L'enseignement de la philosophie</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;« Nous n'avons pas retenu votre candidature pour le poste d'enseignant parce que vous semblez accorder plus d'importance à la pédagogie qu'à la philosophie. »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;C'est l'explication qu'on a fournie à un candidat pour le poste d'enseignant de philosophie dans un cégep à la suite d'un comité de sélection. Wow! La pédagogie serait-elle suspecte?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Cette remarque rejoint une autre phrase entendue lors de rencontres provinciales des coordonnateurs des départements de philosophie : « L'approche par compétences est dangereuse, car elle dilue la matière (le contenu proprement philosophique des cours) au profit d'habiletés génériques telles que critiquer, analyser, comparer, etc. Cela ouvrira la porte à n'importe quel enseignant qui va pouvoir prétendre donner des cours en atteignant ces objectifs, quelle que soit sa formation universitaire. »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;La philosophie pour la philosophie, ce serait une fin en soi? Au collégial, en 2008, l'enseignement de la philosophie devrait coller aux textes quasi sacrés de la tradition gréco-latine, parce que si l'on s'en éloignait, on risquerait de diluer la matière?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Pour résister au courant qui remet en question l'avenir de l'enseignement obligatoire de la philosophie au collégial tous les dix ans, isolons-nous dans notre tour d'ivoire. D'accord, à la rigueur, on peut bien établir quelques liens avec l'actualité, voire donner à lire d'autres textes que ceux de Platon et de Descartes, mais replions-nous sur la spécificité de notre discipline : l'étude de textes de philosophes reconnus, l'analyse de leurs textes, l'explication de leurs textes, la critique de leurs textes afin d'aboutir à une dissertation philosophique dans les formes statufiées par la tradition.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Ce n'est pas que le passé vénérable de la philosophie devrait être suspect, mais la pensée n'évolue-t-elle pas avec la société et l'avancement des sciences et des savoirs? Et pour que l'enseignement de la philosophie à des jeunes de 17 à 19 ans soit attrayant, vivant et dynamique, les enseignants ne devraient-ils pas s'intéresser davantage à la pédagogie, à la réalité des jeunes, à la société dans laquelle ils évoluent, aux avancées technologiques et scientifiques et, surtout, utiliser tous les moyens à leur disposition afin d'agrémenter leurs cours?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;L'argument massue du nivellement par le bas, qui consiste à dire que rendre les cours plus attrayants c'est nécessairement diminuer les exigences, témoigne d'une conception judéo-chrétienne de l'enseignement. On doit travailler dur pour mériter son paradis. De la même façon, les élèves doivent trimer fort afin d'atteindre la note de passage. Facilité rime avec luxure et péché. Plus un cours est difficile, meilleur il est.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Bizarrement, les enfants apprennent davantage en s'amusant. Apprendre, pour eux, est un plaisir. Pourquoi vouloir dissocier plaisir et apprentissage? Ce n'est pas parce que des concepts, des notions et des savoirs sont abstraits et difficilement atteignables qu'il faut nécessairement souffrir pour les acquérir. On peut enseigner le théorème de Pythagore de façon amusante. De même pour l'allégorie de la caverne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;À force de protéger l'enseignement de la philosophie en se rabattant constamment sur la tradition et les traditionnelles méthodes magistrales d'enseignement, on risque de se couper du monde et de devenir obsolète. Une matière morte, comme une langue morte. Enseigner le latin pour le latin, parce que cela constituait une bonne formation de base et facilitait l'apprentissage du français, n'a pas protégé l'enseignement de cette discipline.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Rappelons-nous que ce sont les jeunes qui ont « subi » l'enseignement traditionnel de la philosophie dans les cégeps qui ont voulu abolir deux cours obligatoires avant la réforme Robillard. Et ce sont encore les jeunes, dans les partis politiques, qui remettent en question l'enseignement déconnecté de la réalité de cette discipline. Si l'on se coupe des jeunes et de leurs préoccupations, en se cantonnant sur nos positions traditionnelles de l'importance en soi (ou intrinsèque) de la philosophie, on se coupe de l'avenir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/91929785510069175-159779951374166989?l=plotin-lairdutemps.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/feeds/159779951374166989/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=91929785510069175&amp;postID=159779951374166989' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/159779951374166989'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/159779951374166989'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/2008/12/lenseignement-de-la-philosophie.html' title='L&apos;enseignement de la philosophie'/><author><name>Plotin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13901375104719235715</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-91929785510069175.post-4012699071126273447</id><published>2008-12-07T19:08:00.002-05:00</published><updated>2008-12-07T19:11:48.659-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Enseignement'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='collégial'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='décrochage'/><title type='text'>Comment augmenter le taux de décrochage scolaire?</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Mario Roy affirmait cet automne dans un éditorial de &lt;em&gt;La Presse&lt;/em&gt; que le taux de décrochage au collégial atteignait près de 50 %. Comment est-ce possible, après tous les efforts déployés pour endiguer ce fléau? La recette du décrochage collégial est pourtant bien simple.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Premier ingrédient : des enseignants qui n'ont pas du tout de soucis pédagogiques ni aucune formation en pédagogie. En effet, rares sont les enseignants au collégial qui possèdent une formation en pédagogie. L'apprentissage du métier d'enseignant se fait le plus souvent sur le tas, c'est-à-dire sur le dos des élèves cobayes captifs… Heureusement qu'il y a de plus en plus de programmes de maîtrise à l'université qui offrent des stages en enseignement collégial.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Deuxième ingrédient : des révisions de programmes qui ajoutent des heures de cours et d'études aux élèves. Depuis l'instauration de l'approche programme dans les cégeps, on révise périodiquement les programmes d'études. Ce qui a pour effet pervers de toujours ajouter des heures de cours et d'études aux élèves. On définit les programmes à partir d'un profil de sortie qui, inconsciemment sans doute, induit l'idée que l'enseignement collégial est terminal. Les élèves doivent atteindre des compétences dignes de celles à atteindre dans les programmes d'études universitaires ou après plusieurs années sur le marché du travail. On ne définit plus les études par le minimum d'objectifs à atteindre avant d'aller plus loin à l'université ou sur le marché du travail, mais par un ensemble de compétences terminales. D'où, le besoin d'ajout de cours et d'heures d'études.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Troisième ingrédient : des cours de plus en plus exigeants. Il n'y a plus de cours « faciles » au collégial. Auparavant, avant la réforme Robillard, les élèves pouvaient souffler un peu et se ressourcer dans les cours de théâtre, de poésie, de roman, d'essai, de philosophie et d'éducation physique. Maintenant, les cours de littérature sont devenus des cours de techniques littéraires ou de méthodologie, les cours de philosophie sont de plus en plus techniques dans leurs compétences à atteindre et les cours d'éducation physique deviennent de plus en plus des cours théoriques. Sans compter que les cours complémentaires ont été réduits de quatre à deux. Les élèves n'ont plus d'endroits où souffler un peu ou se ressourcer. Ils doivent gober de la matière partout et en rendre compte dans une série interminable d'épreuves.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Quatrième ingrédient : des examens et des contrôles à répétition. Épreuve uniforme en français, épreuve synthèse de programme, examens d'entrée en français et en anglais, compétences finales dans chaque cours, etc. Auparavant, il suffisait souvent de rédiger un travail de session par cours. Maintenant, tous les cours sont balisés par des plans-cadres qui stipulent un minimum de contrôles à effectuer par session selon des critères de plus en plus précis.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Cinquième ingrédient : des enseignants qui exigent toujours davantage de travail de leurs élèves sans égard à l'ensemble du parcours collégial. Chaque enseignant est roi et maître dans son cours et il croit souvent qu'il est seul au monde. Les élèves n'ont qu'un cours à suivre et doivent tout sacrifier à la seule réussite de ce cours. De plus, les pondérations des cours ne représentent que des minimums pour la majorité des enseignants. Trois heures de théorie et trois heures à la maison d'études ou de devoir ne suffisent pas. L'enseignant en demande davantage.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Sixième ingrédient : des horaires surchargés. Un élève de sciences humaines en première session a 28 heures de cours à son horaire. Si l'on ajoute les heures d'études, cela fait 45 heures de cours et d'études par semaine. Comment les élèves peuvent-ils réussir tous leurs cours dans ce contexte?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Voilà les principaux ingrédients qui me viennent à l'esprit quand je tente d'expliquer le taux hallucinant de décrochage au collégial. Il s'agit d'un problème structurel. À trop vouloir défendre le collégial, le réseau a accouché d'une grenouille qui se prend pour un bœuf. Le réseau collégial ne voulait pas se faire bouffer par le réseau universitaire, alors il a grossi… indéfiniment?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Évidemment, il y a d'autres facteurs qui peuvent contribuer à l'augmentation du décrochage scolaire au niveau collégial. Le travail rémunéré, les divertissements de toutes sortes, l'idéologie anti-intellectuelle, le manque d'effort, etc. Mais ce ne sont que des facteurs secondaires, selon moi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/91929785510069175-4012699071126273447?l=plotin-lairdutemps.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/feeds/4012699071126273447/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=91929785510069175&amp;postID=4012699071126273447' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/4012699071126273447'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/4012699071126273447'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/2008/12/comment-augmenter-le-taux-de-dcrochage.html' title='Comment augmenter le taux de décrochage scolaire?'/><author><name>Plotin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13901375104719235715</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-91929785510069175.post-4573348594457194807</id><published>2008-11-28T10:33:00.004-05:00</published><updated>2008-11-28T10:42:18.007-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='homme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='société'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='violence'/><title type='text'>La violence made in Québec</title><content type='html'>À lire en écoutant &lt;a href="http://www.myspace.com/thequeenka"&gt;cette chanson&lt;/a&gt; (cliquez droit et ouvrez dans un nouvel onglet).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heureusement, nous ne vivons pas dans une société marquée par la violence. Le taux de criminalité reste bas depuis des années au Canada. Le nombre de meurtres au Québec est minime, en dessous de 100 depuis des lustres. Il y a rarement des manifestations qui tournent au vinaigre. Bref, on peut se promener à Montréal à toute heure en toute sécurité, ou presque.&lt;br /&gt;Pourtant, dans cet univers ouaté, des débordements surviennent. Les États-Unis n'ont malheureusement pas l'exclusivité des tueries.&lt;br /&gt;Lorsque j'ai commencé mon secondaire, en 1972, trois élèves de l'école polyvalente de Mortagne à Boucherville ont tiré sur des enseignants et ils ont finalement retourné leurs armes contre eux-mêmes. Deux morts et quelques blessés, si je me souviens bien. Le pire, c'est qu'un des tireurs fous était un ami de mon frère; il venait souvent jouer au ping-pong dans le sous-sol chez mes parents.&lt;br /&gt;Après mon entrée au Devoir, en 1989, Marc Lépine a tué 14 femmes à Polytechnique. Je vois encore les visages de Nathalie Petrovski et de Robert Lévesque complètement défaits dans la salle de rédaction. Cela ne se pouvait pas chez nous, pas une tuerie de cette ampleur au Québec.&lt;br /&gt;Quelques années plus tard, en 1992, c'est au tour de Valéry Fabrikant de tirer sur des collègues à l'université Concordia par esprit de vengeance. Cette fois-là, quatre morts.&lt;br /&gt;Lorsque j'ai commencé à enseigner au cégep Lionel-Groulx à Sainte-Thérèse, un élève est venu me voir à mon bureau pour m'annoncer qu'il viendrait le lendemain au Collège avec une mitraillette et qu'il tirerait sur tout le monde à la cafétéria. Heureusement, j'ai averti la coordonnatrice du département qui a sonné l'alarme. L'élève a été arrêté avait qu'il ne commette l'irréparable.&lt;br /&gt;Finalement, il y a deux ans, c'est au Collège Dawson que le drame s'est reproduit. Deux morts et une vingtaine de blessés.&lt;br /&gt;Heureusement, nous ne vivons pas dans une société violente. Pourtant, cela fait quatre tueries dans des écoles au Québec en un peu plus de trente ans. Sans compter celle qui aurait pu survenir n'eut été de la vigilance de la coordonnatrice de département de philosophie.&lt;br /&gt;Une tuerie dans les écoles du Québec par décennie, en excluant les fausses alertes. Toujours des hommes mal dans leur peau. D'où provient cette violence masculine contenue qui explose ainsi périodiquement dans une société paisible comme la nôtre? Comme le dit si bien Queen Ka, je me demande s'ils ont versé quelques larmes, les tueurs...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/91929785510069175-4573348594457194807?l=plotin-lairdutemps.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/feeds/4573348594457194807/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=91929785510069175&amp;postID=4573348594457194807' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/4573348594457194807'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/4573348594457194807'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/2008/11/la-violence-made-in-qubec.html' title='La violence made in Québec'/><author><name>Plotin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13901375104719235715</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-91929785510069175.post-8025346337896238402</id><published>2008-11-27T16:59:00.000-05:00</published><updated>2008-11-27T17:00:12.194-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='noblesse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sport'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='violence'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hockey'/><title type='text'>Les coups à la tête</title><content type='html'>&lt;table border="0"&gt; &lt;tbody&gt; &lt;tr&gt; &lt;td&gt; &lt;p&gt;Est-ce parce qu'ils n'en ont pas que les joueurs de hockey se donnent des  coups à la tête? C'est stupéfiant de constater le manque presque complet de  respect des joueurs de hockey les uns envers les autres. Ils tentent souvent de  blesser les autres joueurs pour les sortir du match. Il est loin le temps où les  gentlemans avertissaient le joueur qui ne les voyait pas venir qu'ils étaient  pour les frapper par-derrière. Larry Robinson a déjà dit qu'il avertissait les  joueurs qui ne le voyaient pas venir lorsqu'il sentait que l'échec qu'il était  pour leur appliquer pourrait causer des blessures graves. « Watchout »,  criait-il. On faisait la même chose du temps de Maurice Richard. C'est avec les  Flyers de Philadelphie que les choses se sont gâtées. Aujourd'hui, les joueurs  sont plus gros, plus rapides, la rigidité des équipements est plus grande et le  respect entre les joueurs presque absent. Alors, on a des incidents à répétition  et les commotions cérébrales se multiplient. On vend le hockey aux États-Unis  par la violence des bagarres et des mises en échec « décapitantes ». Or, le  hockey reste un sport marginal qui ne perce pas le marché américain. On pourrait  changer de culture et vendre le hockey pour la rapidité du jeu, l'ingéniosité  des attaquants talentueux, le respect entre les joueurs, leur fairplay, etc.  Peut-être qu'alors le hockey atteindra un public plus vaste et qu'il sera en  meilleure santé financière. Les amphithéâtres vides aux États-Unis se  garniraient de véritables amateurs. Au Canada, le hockey reprendrait ses lettres  de noblesse.&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/91929785510069175-8025346337896238402?l=plotin-lairdutemps.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/feeds/8025346337896238402/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=91929785510069175&amp;postID=8025346337896238402' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/8025346337896238402'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/8025346337896238402'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/2008/11/les-coups-la-tte.html' title='Les coups à la tête'/><author><name>Plotin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13901375104719235715</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-91929785510069175.post-3321399690003784123</id><published>2008-11-26T14:48:00.000-05:00</published><updated>2008-11-26T14:49:29.230-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='école'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Enseignement'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cégep'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='collégial'/><title type='text'>Enseigner ou professer?</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Le plus souvent, au Québec, on réserve le nom de professeur aux enseignants d'universités. Ceux qui donnent des cours au collégial se nomment simplement des enseignants. Cela devrait éviter la confusion entre le maître qui professe du haut de son piédestal (c'est une généralisation, évidemment) et le pédagogue qui prend par la main l'élève pour l'amener sur le sentier de la connaissance.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Pourtant, le désordre règne au niveau collégial. Plusieurs enseignants se prennent pour des professeurs d'université, car ils enseignent à un ordre supérieur d'éducation, prétendent-ils. Il est vrai que les cégeps appartiennent à l'enseignement supérieur. On n'a qu'à regarder sur le site du MELS pour le constater. Mais est-ce que cela veut dire que les enseignants du collégial doivent se détacher complètement des besoins et des capacités des élèves qui proviennent de l'enseignement secondaire?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;On a souvent parlé d'arrimage pour qualifier les liens qui devraient s'établir entre l'enseignement secondaire et le collégial. Les enseignants du collégial devant tenir compte des acquis et des besoins des élèves issus du secondaire. C'est précisément là que le bât blesse. Plusieurs enseignants du collégial optent pour une attitude de non-compromission, de refus et de replis sur leur position de professeur à l'enseignement supérieur. Ils donnent des cours; ils sont des spécialistes de leur discipline. Ils n'ont pas à fournir d'effort de vulgarisation, car ils trahiraient la matière. De plus, ils préparent les élèves pour l'université. En fait, ils enseignent déjà comme si les élèves étaient à leurs premières années universitaires.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;« Que les élèves suivent s'ils le peuvent! C'est à eux seuls qu'incombent tous les efforts, tous les devoirs et toute la responsabilité de leurs apprentissages. Ils se sont inscrits à l'enseignement supérieur après tout! »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Cette attitude idéaliste, élitiste et simpliste s'explique en partie par la formation des enseignants du collégial qui sont des spécialistes dans leur matière, détenant une maîtrise dans leur discipline, mais qui ne possèdent aucune formation en pédagogie pour la plupart. &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;De plus, cette confusion du rôle de l'enseignant se perpétue depuis les origines du collégial qui est un ordre d'enseignement unique au Québec, entre le secondaire et l'université, et de plus bicéphale avec une tête technique préparant au marché du travail et une tête préuniversitaire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Les enseignants de la formation générale qui donnent des cours à tous les élèves, quel que soit leur programme, se trouvent ainsi coincés entre différentes exigences. Ils doivent tenir compte des besoins des élèves du secteur technique et du secteur préuniversitaire en même temps, en plus de suivre leur propre programme de discipline. Tout cela dans le même cours, avec des élèves provenant de tous les programmes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Arriver à tenir compte de tous ces facteurs demande beaucoup de doigté et de pédagogie. Or, on l'a dit, certains enseignants résistent à cette exigence fondamentale. Ils sont engagés à titre de spécialistes dans une discipline et ils n'ont pas à faire preuve d'autres capacités que celles qui consistent à transmettre les connaissances spécifiques de leur discipline.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Certains comités de sélection de départements collégiaux engagent même des enseignants en se fiant surtout aux diplômes, aux publications et autres interventions à titre de spécialiste des candidats. Pire, certains départements de la formation générale dans le réseau collégial justifient leurs refus de retenir des candidats potentiels en entrevues de sélection en soulignant que ces futurs enseignants semblent plus intéressés par la pédagogie que par la discipline elle-même. Crime de lèse-majesté à l'égard de la sacro-sainte discipline!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Il y a même des coordonnateurs de départements de la formation générale qui soutiennent que les enseignants n'ont pas à vulgariser la matière en tenant compte des compétences à atteindre, car ce faisant, ils dilueraient l'essence intrinsèque de leur discipline. Par la suite, n'importe qui pourrait enseigner dans la discipline, tellement le contenu serait dissout dans les compétences générales. Résistance et retour à un enseignement d'une discipline repliée sur elle-même deviennent les mots d'ordre de cette attitude malheureusement fort répandue au niveau collégial.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Comment sortir de cette impasse? Peut-être la voie est-elle en train d'être tracée par la formation universitaire. De plus en plus, on voit des programmes de maîtrise qui offrent des cours de pédagogie en enseignement collégial. Les étudiants qui font leur maîtrise peuvent ainsi choisir de s'inscrire à des cours de pédagogie en enseignement collégial et même suivre des stages d'enseignement dans les cégeps.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt; font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Il reste à souhaiter que les départements de réseau collégial emboîtent le pas et aient un préjugé favorable envers les futurs candidats qui optent pour la pédagogie au niveau universitaire et qu'ils encouragent cette attitude de mettre l'accent sur la pédagogie plutôt que sur la spécialisation à outrance.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/91929785510069175-3321399690003784123?l=plotin-lairdutemps.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/feeds/3321399690003784123/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=91929785510069175&amp;postID=3321399690003784123' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/3321399690003784123'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/3321399690003784123'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/2008/11/enseigner-ou-professer.html' title='Enseigner ou professer?'/><author><name>Plotin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13901375104719235715</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-91929785510069175.post-8105855897001931045</id><published>2008-11-25T10:24:00.001-05:00</published><updated>2008-11-25T10:32:00.897-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='romans'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='lecture'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='philosophie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='littérature'/><title type='text'>Romans philosophiques</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:verdana;font-size:85%;"&gt;Il y a quelque temps, un élève m'a demandé de lui dresser une liste de bons romans à caractères philosophiques. Il ne sait pas encore dans quelle discipline il va s'inscrire à l'université, car il hésite entre les deux matières. Peut-être un diplôme bidisciplinaire? Il y a là un risque, car les départements de philosophie et de littérature au niveau collégial n'acceptent pas les candidats qui n'ont pas complété au moins un bac spécialisé dans une des deux matières. Autrement dit, alors que les universités affirment que les programmes bidisciplinaires donnent accès à l'enseignement collégial dans les deux disciplines, philosophie et littérature, la réalité est tout autre. Ces programmes ne donnent pas du tout accès à l'enseignement collégial, à moins de se spécialiser en complétant une maîtrise dans l'une ou l'autre des matières.&lt;br /&gt;Quoi qu'il en soit, j'ai parcouru rapidement une première bibliothèque à la maison afin de sélectionner rapidement quelques livres à la fois romanesques et philosophiques. Voici ce que j'ai trouvé. Je vais continuer la liste une autre fois en parcourant mes autres bibliothèques. Je n'ai pas mis les noms des auteurs, ni plusieurs romans du même auteur, afin de ne pas alourdir la liste.&lt;br /&gt;· Fahrenheit 451;&lt;br /&gt;· Le meilleur des mondes&lt;br /&gt;· La ferme des animaux&lt;br /&gt;· L'insoutenable légèreté de l'être;&lt;br /&gt;· La nausée;&lt;br /&gt;· L'étranger;&lt;br /&gt;· L'alchimiste;&lt;br /&gt;· Soie;&lt;br /&gt;· Le grand cahier;&lt;br /&gt;· Fictions;&lt;br /&gt;· Palomar;&lt;br /&gt;· Bouvard et Pécuchet;&lt;br /&gt;· Jacques le fataliste;&lt;br /&gt;· Candide;&lt;br /&gt;· La divine comédie;&lt;br /&gt;· Don Quichotte;&lt;br /&gt;· La métamorphose;&lt;br /&gt;· Les lettres persanes;&lt;br /&gt;· Les chants de Maldoror;&lt;br /&gt;· Madame Edwarda;&lt;br /&gt;· 1984;&lt;br /&gt;· Émile;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Voyage au bout de la nuit;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Le monde de Sophie;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Cette liste n'est pas exhaustive, évidemment, et elle sera complétée dans un autre billet. Vous pouvez, bien sûr, me suggérer d'autres titres. ;-)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/91929785510069175-8105855897001931045?l=plotin-lairdutemps.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/feeds/8105855897001931045/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=91929785510069175&amp;postID=8105855897001931045' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/8105855897001931045'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/8105855897001931045'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/2008/11/romans-philosophiques.html' title='Romans philosophiques'/><author><name>Plotin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13901375104719235715</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-91929785510069175.post-7895885826055139289</id><published>2008-11-24T10:10:00.002-05:00</published><updated>2008-11-24T10:12:36.362-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='homme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='violence'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='critique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='arts'/><title type='text'>La testostérone maudite!</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:verdana;font-size:85%;"&gt;« C'est plein de testostérone ce film-là. » Sous-entendu : yeurk! C'est ainsi qu'une chroniqueuse culturelle discréditait, avec un air entendu, un film qu'elle avait vu la veille. Un seul mot résumait sa pensée : testostérone. L'affaire était classée d'avance. Quand il y a trop de cette hormone masculine, c'est forcément mauvais. Rien de positif ne peut résulter d'une œuvre d'art qui contient de la testostérone, c'est-à-dire de la violence, de la brutalité et de l'agressivité gratuite. Point.&lt;br /&gt;Une autre critique, de théâtre cette fois-là, a déjà dit en ondes que Shakespeare utilisait trop de testostérone à la fin de ses pièces pour provoquer de l'émotion. Ouache! C'est sale, ce procédé qui consiste à accumuler les cadavres en fin de parcours. Une surdose d'hormone masculine condamne à tout jamais le créateur de &lt;em&gt;Roméo et Juliette&lt;/em&gt;!&lt;br /&gt;Éliminons la testostérone de la planète et de notre vocabulaire. Il n'y aura plus que de bons sentiments dans les œuvres d'art. (Gide ne sera pas content!) Et pourquoi ne pas castrer les hommes, par la même occasion? Ainsi, on éliminerait une grande quantité d'œuvres déviantes, qui contiennent de la violence, de l'agressivité et de la brutalité.&lt;br /&gt;Ce mot, testostérone, contient maintenant une charge de signification telle qu'il sert à ostraciser tout ce qui choque la bienséance et la rectitude politique ambiante. Pourtant, comme le disait je ne sais plus qui, la création proprement dite n'est-elle pas violence faite au système et à l'ordre établi?&lt;br /&gt;Bien sûr, il y a des manières de faire violence au système et à l'ordre établi à travers des œuvres d'art plus subtiles que d'autres, diront certains. Mais tout balayer du revers de la main, comme on a tendance à faire de plus en plus souvent, en qualifiant une œuvre de trop pleine de testostérone, n'est-ce pas également faire violence à la violence?&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/91929785510069175-7895885826055139289?l=plotin-lairdutemps.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/feeds/7895885826055139289/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=91929785510069175&amp;postID=7895885826055139289' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/7895885826055139289'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/7895885826055139289'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/2008/11/la-testostrone-maudite.html' title='La testostérone maudite!'/><author><name>Plotin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13901375104719235715</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-91929785510069175.post-2100134144282331585</id><published>2008-11-22T16:54:00.000-05:00</published><updated>2008-11-22T16:55:07.188-05:00</updated><title type='text'>De moins en moins sûr</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:verdana;font-size:85%;"&gt;Je suis de moins en moins sûr de moi et de mes convictions, plus je vieillis. C'est drôle, quand j'étais jeune, je méprisais souvent les autres. À la petite école, je ne comprenais pas le comportement des garçons violents et turbulents. Je préférais le calme et la maturité des fillettes que j'enviais.&lt;br /&gt;Par la suite, au secondaire, je trouvais stupides les élèves récalcitrants qui n'écoutaient pas en classe et ne faisaient pas leurs devoirs. Pire, je les ignorais tellement ils me paraissaient insipides. J'enviais cependant les succès des garçons téméraires qui s'attiraient les regards des jeunes filles.&lt;br /&gt;Au cégep, j'ai commencé à me sentir sérieusement supérieur. Mes notes en sciences et en mathématiques me montaient à la tête. Je regardais de haut les élèves qui peinaient dans leurs études. Premier de classe en sciences pures, je rêvais déjà d'être un astrophysicien de renommée mondiale. Même si j'étais d'une timidité maladive (encore aujourd'hui), je levais le nez sur les élèves de sciences humaines ou de techniques.&lt;br /&gt;À l'université, je me promenais parmi les hommes comme parmi des fragments d'humains, comme dirait Nietzsche. Je savais que j'avais plus d'envergure et de maturité que la majorité de mes congénères. En physique, puis en philosophie, je nageais dans la complaisance et la suffisance d'une prétendue supériorité intellectuelle. Les notes, toujours les notes. Premier de classe, celui qui est cité en exemple par les professeurs et les autres élèves. Cela suffisait à me prendre pour un autre.&lt;br /&gt;Finalement, il y a eu le journalisme. Étudiant, puis professionnel au Devoir. Là, j'étais quelqu'un. À 26 ans, déjà dans les mondanités journalistiques, les lancements de livres, les entrevues avec les plus grandes personnalités du monde artistique, etc. On (Jacques Godbout en tête) me proposait d'écrire des livres, des essais et même une biographie de Michel Chartrand. La belle vie, quoi.&lt;br /&gt;Puis… Puis, il y a eu des épreuves. Des échecs. Des conflits de personnalités. La maladie. Et d'autres projets.&lt;br /&gt;J'ai quitté Le Devoir sur un malentendu syndical et à la suite d'un conflit de personnalités avec le directeur de l'information de l'époque. Je me suis engagé dans la carrière d'enseignant au collégial. J'ai fondé une famille. J'ai vieilli. J'ai été malade. Et j'ai surtout appris beaucoup de choses encore. Évidemment, comme le disait Socrate et comme le chantait Gabin, j'ai surtout compris que je ne savais rien. Je ne savais d'abord rien des autres. Replié sur moi comme une huître.&lt;br /&gt;Je ne savais pas que les autres peuvent être plus importants que soi-même. Je ne savais pas que mes enfants seraient infiniment plus importants que tout le reste. Je n'ai plus peur de mourir ni de ne pas laisser une trace indélébile pour l'humanité, depuis que j'ai eu des enfants. De plus, je juge de moins en moins les autres. Surtout ceux qui n'ont pas les mêmes idées que les miennes sur n'importe quel sujet.&lt;br /&gt;Je ne suis plus sûr de rien. J'enseigne en philosophie, mais les connaissances évoluent plus rapidement que mes pensées. Je perds mes mots de plus en plus souvent. J'oublie des choses. Je ne suis plus le meilleur joueur de tennis de ma ville. Je suis en perte de vitesse.&lt;br /&gt;Pourtant, il y a une chose qui augmente sans cesse. J'aime la vie de plus en plus, même si elle s'égrène dans le sablier de mon temps. Je suis de plus en plus heureux. Je n'ai plus rien à prouver à qui que ce soit. Je laisse le soin aux autres à juger de moi ou des événements. Comme disait je ne sais plus qui : cela m'a pris du temps à devenir jeune. Mettons que je n'ai rien dit.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/91929785510069175-2100134144282331585?l=plotin-lairdutemps.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/feeds/2100134144282331585/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=91929785510069175&amp;postID=2100134144282331585' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/2100134144282331585'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/2100134144282331585'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/2008/11/de-moins-en-moins-sr.html' title='De moins en moins sûr'/><author><name>Plotin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13901375104719235715</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-91929785510069175.post-2477509428840735493</id><published>2008-11-20T15:34:00.002-05:00</published><updated>2008-11-20T15:39:46.290-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Enseignement'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='pédagogie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='élèves'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='actualités'/><title type='text'>Mères absentes, enfants manqués?</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;C'est drôle, depuis quelques années, un exercice du cours &lt;em&gt;Éthique et politique&lt;/em&gt; a pris une tournure étrange. Il s'agit en fait de répondre à la question suivante :&lt;br /&gt;«Prenons l’exemple d’une mère très pauvre avec trois enfants. Si elle décide de travailler durement, elle les néglige; si elle se prostitue, elle salit leur réputation; si elle les confie à une famille riche et sans enfants, elle les prive de son amour.» -Alberoni et Veca&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Discutez ce dilemme moral. Que devrait faire la mère? Identifiez les valeurs en cause dans chacune des possibilités présentées. Quelle serait la meilleure solution? Voyez-vous d’autres possibilités? Justifiez votre réponse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or, depuis deux ou trois ans, les élèves me demandent ce qu'on entend par travailler durement et négliger ses enfants. Est-ce que cela veut dire avoir un emploi exigeant ou deux emplois en même temps et ne pas voir ses enfants souvent? Si c'est le cas, la plupart des élèves affirment avoir vécu pareille situation et ne pas se sentir pour autant négligés. Leur mère rentre du travail tard le soir pendant la semaine et travaille aussi souvent les week-ends. Alors quoi, c'est un problème moral, Monsieur le professeur? Est-ce que cela veut dire que ma mère m'a négligé?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand j'examine, d'année en année, les comportements des élèves, je suis tenté de répondre non catégoriquement à leur question. La plupart des jeunes sont polis, intelligents, vifs d'esprit et ouverts sur le monde. En plus, ils semblent équilibrés, émotivement parlant. Beaucoup plus solides que je l'étais à leur âge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors quoi? Les mères absentes ont trouvé d'autres moyens d'être présentes dans le coeur de leurs enfants quand elles ne peuvent passer du temps à la maison? Peut-être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De toute façon, je devrai à l'avenir modifier cet exercice...&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/91929785510069175-2477509428840735493?l=plotin-lairdutemps.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/feeds/2477509428840735493/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=91929785510069175&amp;postID=2477509428840735493' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/2477509428840735493'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/2477509428840735493'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/2008/11/mres-absentes-enfants-manqus.html' title='Mères absentes, enfants manqués?'/><author><name>Plotin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13901375104719235715</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-91929785510069175.post-5230174080743827833</id><published>2008-11-19T09:37:00.001-05:00</published><updated>2008-11-19T09:39:25.872-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='privé'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='société'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='éducation'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='public'/><title type='text'>Se priver de vivre ensemble</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Une partie de l'échec du système d'éducation public a été illustrée de façon magistrale cet automne par un encart publicitaire paru dans La Presse intitulé simplement : Le privé. Sous-entendu, le secteur d'éducation privé.&lt;br /&gt;Le dépliant était de facture superbe; on aurait dit une revue luxueuse sur papier couleur glacé. Un enfant à l'air ingénu figurait à la une. En marge, en bas à droite, le sous-titre Vivre ensemble coiffait une dizaine de noms de personnalités publiques : Rachida Azdouz, Fref Pellerin, Corneille, Lynda Thalie, Yolande James, Luis Oliva, Kevin Parent, Luck Mervil, etc.&lt;br /&gt;Ces interviews témoignages sur le Vivre ensemble devaient-ils masquer le fait que l'enseignement privé c'est tout, sauf le vivre ensemble justement? Qu'on fasse de la publicité pour l'enseignement privé, je veux bien. Mais qu'on maquille ainsi un des aspects les moins glorieux de l'enseignement privé qui prive (c'est le cas de le dire) des milliers d'élèves moins riches de côtoyer ceux qui ont de l'argent, cela dépasse l'entendement.&lt;br /&gt;Cette publicité élitiste qui, par sa magnificence, ridiculise la pauvreté des ressources du secteur public devrait lever le cœur. Pourtant, au dos de la revue, le slogan Fiers partenaires de la FEEP! chapeaute une série d'entreprises qui encouragent le mouvement vers l'école privée sectaire : l'Industrielle Alliance, Lorenzetti &amp;amp; assoc. Inc., la Croix bleue, Pacifique et Mercer.&lt;br /&gt;À l'intérieur de l'encart, tout a été conçu dans le but de mousser la qualité de vie et d'enseignement de l'école privée. En plus, des reportages sur des personnalités connues comme Fred Pellerin et Luke Merville, il y a les publicités des écoles privées qui vantent les mérites de leur enseignement tablant sur leur réputation et leurs activités spéciales plus aguichantes les unes que les autres.&lt;br /&gt;C'est bien simple, si l'on en croit cette publicité arrogante, pour vivre ensemble, heureux et ouvert sur le monde, il n'y a qu'un endroit où aller : à l'école privée.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/91929785510069175-5230174080743827833?l=plotin-lairdutemps.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/feeds/5230174080743827833/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=91929785510069175&amp;postID=5230174080743827833' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/5230174080743827833'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/5230174080743827833'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/2008/11/se-priver-de-vivre-ensemble.html' title='Se priver de vivre ensemble'/><author><name>Plotin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13901375104719235715</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-91929785510069175.post-732207501131869140</id><published>2008-11-18T23:47:00.000-05:00</published><updated>2008-11-18T23:48:32.089-05:00</updated><title type='text'>Point de bagarres</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Je suis déçu des nouvelles réglementations de la Ligue de hockey junior majeur concernant les bagarres. Mais je suis encore plus déçu de la déclaration de la ministre Courchesne qui affirme qu'on ne peut empêcher deux jeunes de jeter les gants et de se tapocher en public sur une patinoire. Partout ailleurs dans le monde, au hockey universitaire, dans les tournois olympiques, dans les tournois internationaux, au hockey collégial, etc., on ne tolère pas les bagarres. Seuls la LNH et les circuits juniors canadiens permettent à des athlètes de s'en prendre physiquement à un adversaire avec ses poings. C'est indigne pour notre sport national. Dans aucun autre sport majeur tel que le football, le basketball, le baseball, le tennis, le soccer, etc., on n'accepte que des joueurs se battent. Quand cela arrive, c'est l'expulsion de la partie. Point final. Pas d'interprétation sur la gravité de l'altercation. Pas de tergiversations sur l'instigateur, l'agresseur au premier ou au deuxième degré. Tout cela ne semble qu'une parade pour plaire à la ministre qui n'y a vu que du feu. C'est malheureux. Le hockey ne deviendra un sport sérieux et respectable que le jour où l'on mettra fin aux actes disgracieux qui le dénaturent.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/91929785510069175-732207501131869140?l=plotin-lairdutemps.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/feeds/732207501131869140/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=91929785510069175&amp;postID=732207501131869140' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/732207501131869140'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/732207501131869140'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/2008/11/point-de-bagarres.html' title='Point de bagarres'/><author><name>Plotin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13901375104719235715</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-91929785510069175.post-1068145801063130803</id><published>2008-11-17T08:05:00.002-05:00</published><updated>2008-11-17T08:08:29.051-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='jeunes'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='élèves'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='études'/><title type='text'>Des élèves brillants, vifs et ouverts sur le monde</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Comme d'habitude, depuis le début de la session, je ne cesse de m'étonner de la capacité d'émerveillement des jeunes d'aujourd'hui. Si je me compare à eux, je me dis que j'étais bien terne et surtout moins bien préparé qu'eux aux études supérieures à l'époque, même si j'obtenais les meilleures notes dans mes classes au cégep.&lt;br /&gt;Je regarde les élèves de 18 ans et je remarque que la plupart sont au courant des nouvelles, plusieurs lisent des livres en dehors de ceux obligatoires pour les cours, quelques-uns ont même fait des voyages. Ils sont presque tous vifs d'esprit et désireux d'apprendre de nouvelles choses.&lt;br /&gt;Bien sûr, ils aiment par-dessus tout rire et avoir du plaisir en classe. Ce sont d'ailleurs les deux leviers sur lesquels je m'appuie pour enseigner. Si les élèves rient et semblent avoir du plaisir à faire les exercices en classe, ils vont apprendre la matière du cours et même souvent aller plus loin que ce que le programme prescrit.&lt;br /&gt;Humour, interaction, respect, anecdotes, actualité et jeu sont les ingrédients de tout cours réussi. Cela stimule les élèves à apprendre et à vouloir même en apprendre à l'enseignant qui n'en demande pas tant, mais qui continue de s'émerveiller de la capacité des jeunes à toujours en vouloir davantage. Ce qui pousse l'enseignant à se surpasser et à en donner plus.&lt;br /&gt;Ainsi se crée le cercle non vicieux de l'apprentissage qui résulte de l'échange vivant entre un enseignant et ses élèves.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/91929785510069175-1068145801063130803?l=plotin-lairdutemps.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/feeds/1068145801063130803/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=91929785510069175&amp;postID=1068145801063130803' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/1068145801063130803'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/1068145801063130803'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/2008/11/des-lves-brillants-vifs-et-ouverts-sur.html' title='Des élèves brillants, vifs et ouverts sur le monde'/><author><name>Plotin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13901375104719235715</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-91929785510069175.post-862339892357089367</id><published>2008-11-16T13:18:00.003-05:00</published><updated>2008-11-16T13:25:08.267-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='école'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='succès'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='garçons'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='éducation'/><title type='text'>L'école, pour les garçons?</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:verdana;font-size:85%;"&gt;Voici, selon moi, quelques mesures à mettre en place si l'on veut vraiment favoriser le succès scolaire des garçons dans notre société.&lt;br /&gt;1. &lt;em&gt;Père demandé d'urgence&lt;/em&gt;. Les pères devraient jouer un rôle majeur dans l'éducation de leurs enfants, garçons ou filles. Malheureusement, ils ne s'investissent pas souvent et ne passent pas assez de temps avec leurs enfants afin de les aider à faire leurs devoirs ou tout simplement assister aux réunions d'école. Des pères plus présents favoriseraient le succès scolaire, autant des garçons que des filles.&lt;br /&gt;2. &lt;em&gt;Moins de langues&lt;/em&gt;. Mettre moins l'accent sur la langue d'enseignement dans le cheminement scolaire des élèves. L'importance démesurée qu'on accorde actuellement à l'acquisition des habiletés de base en langue nuit aux chances d'intégration des garçons à l'école. Presque toutes les études récentes montrent que l'acquisition des habiletés langagières des garçons et des filles ne suit pas le même rythme. Les garçons prennent plus de temps à maîtriser les rudiments du langage. Si, dès l'entrée à l'école, on discrimine les enfants sur cette base, on disqualifie presque d'office les garçons qui seront toujours en retard sur les filles, en général. De plus, si l'on continue de mettre l'accent sur la maîtrise de la langue d'enseignement et sur les langues secondes au secondaire, on continue de discriminer la majorité des garçons qui éprouveront toujours du retard sur les filles dans les tâches reliées au langage naturel. Si, finalement, on sanctionne les études par une épreuve uniforme de français, comme cela se fait au niveau collégial, et par des examens d'entrée en langue seconde, on poursuit la discrimination sur la base d'une inégalité biologique. Bref, à tous les niveaux d'enseignement, on relègue les garçons dans les classes inférieures en mettant l'accent du cheminement scolaire sous la gouverne de la maîtrise de la langue d'enseignement et des langues secondes.&lt;br /&gt;3. &lt;em&gt;Ouvrir l'école aux changements&lt;/em&gt;. Accorder plus d'importance à d'autres types d'activités en classe et à l'extérieur de la classe. Évidemment, on peut ajouter plus de cours d'éducation physique et consacrer plus de temps aux activités physiques en général, en augmentant le temps des récréations par exemple. Mais on peut également augmenter le temps imparti à d'autres habiletés, comme laisser plus de place à la créativité, aux nouvelles technologies, aux projets communautaires, etc.&lt;br /&gt;4. &lt;em&gt;Par l'exemple&lt;/em&gt;. Valoriser le succès scolaire des garçons par l'exemple. Fournir des modèles d'hommes ayant du succès dans leur vie professionnelle parce qu'ils ont réussi leurs études.&lt;br /&gt;5. &lt;em&gt;&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;Revisiter&lt;/span&gt; les modèles masculins&lt;/em&gt;. Dévaloriser les modèles masculins de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;déviance&lt;/span&gt; sociale et de violence véhiculés au cinéma et dans les jeux vidéo tout en revalorisant l'image de l'homme responsable et bien dans sa peau. Des campagnes de sensibilisation pourraient être entreprises en ce sens, quitte à utiliser des humoristes si ces derniers rejoignent davantage les garçons.&lt;br /&gt;6. &lt;em&gt;Une discipline sportive plutôt que militaire&lt;/em&gt;. Motiver les élèves en s'inspirant des méthodes sportives gratifiantes plutôt que de vieilles méthodes de disciplines militaires punitives. Ainsi, mettre de l'avant les défis personnels, la compétition, l'esprit d'équipe, les prix, etc., dans les règles de vie de l'école plutôt que les retenues, les réprimandes, les devoirs supplémentaires.&lt;br /&gt;7. &lt;em&gt;Après l'école, plus d'école&lt;/em&gt;. Le moins de devoirs possible. C'est en classe que tout se passe. Ne pas supposer que les élèves vont &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;s'autodiscipliner&lt;/span&gt; par eux-mêmes et prendre la responsabilité de prolonger l'apprentissage scolaire à l'extérieur de l'institution. Ils vont par contre le faire d'eux-mêmes s'ils en ressentent véritablement le besoin, comme lorsqu'ils s'entraînent pour devenir meilleurs dans un sport.&lt;br /&gt;Ces quelques principes ne sont que des suggestions personnelles et elles n'émanent d'aucune théorie scientifique. Elles sont issues de mon expérience personnelle d'enseignant au collégial, de mes discussions avec les élèves à ce sujet depuis plusieurs années et de mes lectures concernant les difficultés d'apprentissage des garçons.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/91929785510069175-862339892357089367?l=plotin-lairdutemps.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/feeds/862339892357089367/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=91929785510069175&amp;postID=862339892357089367' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/862339892357089367'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/862339892357089367'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/2008/11/lcole-pour-les-garons.html' title='L&apos;école, pour les garçons?'/><author><name>Plotin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13901375104719235715</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-91929785510069175.post-5148218349260458838</id><published>2008-09-08T11:15:00.001-04:00</published><updated>2008-09-08T11:16:21.779-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='école'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='savoir'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='élève'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='professeur'/><title type='text'>Les élèves ignorants?</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:verdana;font-size:85%;"&gt;Encore un discours méprisant sur les jeunes de la part d'un enseignant! C'est désolant. Dans le texte Connaissez-vous Adolf Éclair paru le 2 septembre, Patrick Moreau reprend un propos passéiste et répétitif qui rejoint celui du Frère Untel.&lt;br /&gt;Pour donner plus de poids à ses opinions personnelles condescendantes envers les élèves, l'enseignant de littérature du cégep Ahuntsic utilise un ton sentencieux qui en impose en supposant des consensus là où il n'y en a pas. Selon lui, toutes les personnes sérieuses et intelligentes seraient d'accord avec son constat de la complète déliquescence de la culture des jeunes d'aujourd'hui, sauf les idéologues « jovialisants » du MELS.&lt;br /&gt;Belle argumentation de la part de quelqu'un qui déplore l'échec du monde de l'éducation à fournir les outils essentiels des habiletés intellectuelles! Un appel à la majorité suivi d'une attaque contre la personne lui suffisent pour mettre K.-O. d'entrée de jeu tous les opposants à son opinion personnelle.&lt;br /&gt;Mais qu'en est-il du fond de l'enjeu soulevé par l'auteur? Est-ce que les jeunes sont presque tous des cancres dans toutes les disciplines? Est-ce que l'élitisme remédierait au supposé problème? Est-ce que les démoniaques jeux vidéo seraient à l'origine de l'enfermement intellectuel des jeunes?&lt;br /&gt;Au lieu de s'embourber dans le magma des opinions personnelles, aussi bien répondre par quelques faits.&lt;br /&gt;Dans les années 70, les élèves de cégeps n'avaient pas à subir d'épreuve uniforme de français afin d'obtenir leur diplôme comme aujourd'hui. Dans leur programme d'études, ils ne passaient pas également d'épreuve synthèse de programme. Jusqu'à la Réforme Robillard, en 1994, ils ne suivaient que quatre cours de littérature de trois heures, au lieu de quatre cours de quatre heures comme maintenant.&lt;br /&gt;De plus, bien souvent, les élèves pouvaient donner leurs travaux à des secrétaires, qui non seulement les dactylographiaient, mais aussi les corrigeaient, avant de les remettre à leurs enseignants. Bref, les mesures de suivi et de contrôle étaient minimes dans les cégeps d'alors. Ainsi, combien d'élèves incultes et presque illettrés ont obtenu leur diplôme dans ces belles années? Et ce laxisme continuait à l'université.&lt;br /&gt;Par contre, si l'on veut rester dans le domaine des opinions personnelles, comme l'a fait Patrick Moreau, opposons plutôt nos propres impressions.&lt;br /&gt;J'enseigne au niveau collégial depuis 18 ans, tant en littérature qu'en philosophie. Au contraire de ce qui ressort des propos de mon collègue, je remarque une amélioration de la qualité du français écrit de la plupart des élèves et j'en sais gré aux professeurs du secondaire. De plus, la majorité des jeunes d'aujourd'hui sont plus allumés, plus ouverts sur le monde et plus polis que les premiers élèves que j'ai côtoyés au début de mon enseignement.&lt;br /&gt;Quand je donne aujourd'hui les mêmes exercices que je donnais autrefois, les résultats sont en nette progression. Je peux maintenant confectionner des exercices plus difficiles qu'alors afin d'offrir un défi intéressant aux élèves.&lt;br /&gt;Évidemment, il reste toujours quelques « cancres » en classe, pour reprendre l'expression non péjorative de Daniel Pennac. Et c'est là que réside le danger de la généralisation hâtive qui résulte souvent, comme le dit si bien Pennac, de la collision entre le savoir du professeur et l'ignorance de l'élève.&lt;br /&gt;Tout l'art de l'enseignement consiste justement à comprendre l'ignorance des élèves dans une discipline et à les amener vers le savoir. Pas à les écraser de sa « supériorité » scolaire…&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/91929785510069175-5148218349260458838?l=plotin-lairdutemps.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/feeds/5148218349260458838/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=91929785510069175&amp;postID=5148218349260458838' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/5148218349260458838'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/5148218349260458838'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/2008/09/les-lves-ignorants.html' title='Les élèves ignorants?'/><author><name>Plotin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13901375104719235715</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-91929785510069175.post-4847672251484139294</id><published>2008-04-22T14:33:00.002-04:00</published><updated>2008-04-22T14:36:08.161-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Math'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='violence'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='garçons'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='filles'/><title type='text'>Les maths violentes?</title><content type='html'>Quand j'ai lu le titre, je me suis dit, tiens, il y a là une erreur. Ça ne se peut pas. On ne peut pas associer des disciplines scolaires aux sexes. Pourtant, le titre était exact. Non seulement était-il exact, mais il renvoyait à une référence majeure : Freud!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, ce serait le père de la psychanalyse qui a associé les mathématiques à la violence. Dans le livre &lt;em&gt;Délire et rêves dans la Gradiva de Jensen&lt;/em&gt;, &lt;span style="font-size:85%;"&gt;pp 165&lt;/span&gt;, Freud affirmerait que les mathématiques sont violentes. Un plus un égale deux. Pas de discussions interminables, pas d'autres options. Les mathématiques, et les sciences dites dures, sont tranchantes. Une seule réponse (on parle des mathématiques traditionnelles), pas d'autres possibilités pour résoudre un problème. Il faut que tout le monde arrive au même résultat. Pour reprendre le titre d'une chanson québécoise, « c'est ça qui est ça ». Point final.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Laurence, qui gère un très beau &lt;a href="http://hansen-love.blogspot.com/"&gt;site internet&lt;/a&gt;, ajoute d'ailleurs cette anecdote significative à propos du texte de Freud : « Le passage est très drôle d'ailleurs. Freud se moque de Rousseau qui a cherché à fuir la sexualité par les maths, mais quand il s'est retrouvé avec des problèmes de cylindres, de sections, de corps qui se choquent, il s'est senti cerné et il a pris peur... »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les mathématiques et les sciences dures ne laisseraient donc pas de place aux nuances, aux discussions, aux impressions. Même si cela est faux, reste la perception que l'école transmet de ces matières. Ce pourrait d'ailleurs être une des raisons qui ferait que les garçons sont davantage attirés par ces disciplines que les filles qui préféreraient, quant à elles, les langues, les arts, les sciences humaines, etc. Le côté draconien des mathématiques et des sciences serait-il l'aspect qui plairait aux garçons qui se retrouvent dans cet univers droit, rigide, où une loi ne se laisse pas interpréter comme une règle de grammaire avec ses multiples exceptions?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/91929785510069175-4847672251484139294?l=plotin-lairdutemps.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/feeds/4847672251484139294/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=91929785510069175&amp;postID=4847672251484139294' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/4847672251484139294'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/4847672251484139294'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/2008/04/les-maths-violentes.html' title='Les maths violentes?'/><author><name>Plotin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13901375104719235715</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-91929785510069175.post-8378783433932325755</id><published>2008-04-22T09:14:00.000-04:00</published><updated>2008-04-22T09:19:02.713-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vidéo'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='rôle'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='jeu'/><title type='text'>Ce n'est qu'un jeu?</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Première partie d'une série de cinq.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est qu’un jeu! C’est la phrase la plus souvent utilisée par les participants à un jeu de rôle en ligne massivement multijoueurs. Peut-être parce que plusieurs joueurs deviennent complètement obnubilés par l’univers virtuel dans lequel ils évoluent qu’ils en viennent par oublier complètement la réalité au point de ne plus manger ni dormir. Quelques-uns doivent même consulter des professionnels de la santé mentale tellement les impacts de ces simples jeux peuvent ruiner leurs vies physique, psychologique et financière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En jouant à Everquest, en l’espace de quelques mois, j’ai rencontré virtuellement une fille qui s’était faite violée réellement pendant trois jours et trois nuits par une bande de voyous de la banlieue parisienne, un jeune Marseillais qui s’automutilait et qui avait tenté trois fois de se suicider, une mère et un père découragés par les accès de folie de leur fils, une cinéaste québécoise qui se réfugiait dans le jeu virtuel pour échapper à sa triste réalité de chômeuse, un grand-père australien qui n’avait pas d’autres contacts avec ses petits-enfants qu’en jouant virtuellement avec eux, un jeune couple qui n’avait plus d’autres amis que les personnes avec lesquelles il jouait sur Internet, en plus de plusieurs dépressifs et quelques mythomanes qui se prenaient pour Dieu le Père.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce portrait sombre de quelques joueurs invétérés obscurcit pourtant d’autres aspects importants des jeux de rôle massivement multijoueurs qu’on peut facilement mettre à jour en expérimentant un classique du genre : Everquest.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, ce n’est qu’un jeu. Vraiment?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai joué à Everquest pendant près d’un an. J’avais trouvé ce jeu par hasard en solde à seulement neuf dollars dans un magasin de produits informatiques. Je n’avais jamais participé à un jeu en ligne massivement multijoueurs auparavant. Je ne savais pas ce que c’était. Je n’étais donc pas prévenu. Au début, je croyais même que les personnages que je côtoyais étaient des êtres numériques munis seulement de l’intelligence artificielle du jeu. Quelle fut ma stupéfaction lorsqu’un des personnages s’adressa directement à moi pour me demander des renseignements personnels!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne le savais pas encore, mais on m’avait épié depuis un moment déjà. On observait ma manière de jouer et, surtout, ma façon d’écrire. Car Everquest, contrairement à d’autres jeux de rôle, n’est pas un jeu d’action proprement dit, mais plutôt un jeu de construction d’un personnage qui va finalement finir par nous ressembler, d’une façon ou de l’autre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/91929785510069175-8378783433932325755?l=plotin-lairdutemps.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/feeds/8378783433932325755/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=91929785510069175&amp;postID=8378783433932325755' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/8378783433932325755'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/8378783433932325755'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/2008/04/ce-nest-quun-jeu.html' title='Ce n&apos;est qu&apos;un jeu?'/><author><name>Plotin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13901375104719235715</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-91929785510069175.post-7305744817502446693</id><published>2008-02-20T13:23:00.002-05:00</published><updated>2008-02-20T13:26:41.734-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Enseignement'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='films'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='philosophie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cinéma'/><title type='text'>Cinéma et philosophie</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:verdana;font-size:85%;"&gt;Voici la liste de films que je suggère de voir à mes élèves selon la matière vue en classe. Dans le premier cours, le 103, je projette en classe &lt;em&gt;Troie&lt;/em&gt; et une partie de &lt;em&gt;La Matrice&lt;/em&gt;. Dans le 102, je fais voir &lt;em&gt;Passions secrètes&lt;/em&gt; et une partie &lt;em&gt;Des Temps modernes&lt;/em&gt;. Dans le dernier cours, Éthique et politique, je présente &lt;em&gt;Orange mécanique&lt;/em&gt;. Les autres films de la liste ci-dessous sont seulement des suggestions. J'en parle à l'occasion pour donner des exemples aux élèves. Les points de repère sont alors plus faciles à trouver quand la majorité des étudiants ont vu le même film.&lt;br /&gt;Par exemple, cette semaine je parle de Nietzsche en classe. Je vais donner des exemples du surhomme et de la volonté de puissance en faisant référence à des scènes de Citizen Kane, de L'Aviateur, de Apocalypse Now, de 2001 L'Odyssée de l'espace, de Fight club et d’Orange mécanique.&lt;br /&gt;Films pour les cours de philo&lt;br /&gt;Batman 1 et 2, films de Tim Burton (Sleepy Hollow, La Planète des singes, Édouard les mains d'argent, L’Étrange Noël de Mr Jack, etc.) sur la perception du bien et du mal. Inversions des concepts du bien et du mal. Éthique et politique&lt;br /&gt;Soleil levant, l'apparence comme illusion de la vérité, ou le monde des apparences trompeuses. 103&lt;br /&gt;300, de Zack Snyder. Bataille de spartiates à l'origine de l'identité grecque. 103&lt;br /&gt;Troie, conflits entre les mythes, la religion et la raison. 103&lt;br /&gt;Obsession, film sur le difficile pardon dans la société d'aujourd'hui. Avec Jack Nicholson incarnant un père vengeur qui demande finalement pardon à l'assassin de sa fille Éthique et politique&lt;br /&gt;Orange mécanique film culte de Stanley Kubrick sur l'évolution de la morale dans la société et sur le difficile contrôle des pulsions humaines. Éthique et politique&lt;br /&gt;La matrice I, film inspiré, entre autres, de la mythologie et de l'allégorie de la caverne de Platon. 103&lt;br /&gt;L'île, sur le clonage et l'Allégorie de la caverne. 103&lt;br /&gt;Sleepy Hollow, un film de Tim Burton, dans lequel on voit encore comment la normalité est mise à partie. Où il est beaucoup question de la vérité et des apparences et du conformisme comme forme de totalitarisme Éthique et politique. Une sorte de deuxième version de son film Edward Scissorhands.&lt;br /&gt;Blade runner sur l’essence de l’être humain, la liberté et le déterminisme. 102&lt;br /&gt;Crash, de David Cronenberg, où l'instinct de vie et de mort s'échangent la voie… 102&lt;br /&gt;Fargo, film des frères Cohen sur le bien et le mal, la vie et la mort, et leurs fausses apparences.&lt;br /&gt;Le Déclin de l’empire américain de Denys Arcand, sur la crise des valeurs de la société contemporaine Éthique et politique.&lt;br /&gt;La vie de David Gale, d’Alan Parker, sur la vérité et l’apparence trompeuse. 103.&lt;br /&gt;Le fils de l'homme sur les dangers qui menacent l'espèce humaine. Éthique et politique&lt;br /&gt;C'est l'Apocalypse, de Francis Ford Coppola, inspiré librement d'un roman de Joseph Conrad, illustration de la philosophie de Nietzsche. 102&lt;br /&gt;Cinéastes philosophes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les films de Kubrick, des frères Cohen, de Martin Scorsese, de Tavernier, de David Lynch, de Quentin Tarantino, de Christopher Nolan, écrits par Andrew Niccol, de Michael Moore, de Lars von Trier, de Denys Arcand, de Woody Allen, de Francis Ford Coppola, etc.&lt;br /&gt;D'autres films intéressants pour les cours de philosophie&lt;br /&gt;Rapport Minoritaire&lt;br /&gt;Intelligence artificielle&lt;br /&gt;La liste Schindler&lt;br /&gt;Simone&lt;br /&gt;Bienvenue à Gattaca&lt;br /&gt;Truman show&lt;br /&gt;Memento&lt;br /&gt;Insomnia&lt;br /&gt;Harold et Maud&lt;br /&gt;Big Fish&lt;br /&gt;Dogville&lt;br /&gt;Crash de Paul Haggis, sur le racisme&lt;br /&gt;La Fille d’un million de dollars de Clint Eastwood sur l’euthanasie&lt;br /&gt;Brokeback Mountain&lt;br /&gt;La Constance du Jardinier&lt;br /&gt;La Grande Bouffe&lt;br /&gt;Crazy&lt;br /&gt;Le Parrain&lt;br /&gt;Les Femmes de Stepford&lt;br /&gt;L’enfant sauvage&lt;br /&gt;Tu ne tueras point&lt;br /&gt;Le Prestige&lt;br /&gt;Fight club&lt;br /&gt;2001, L'Odyssée de l'espace&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;font-size:85%;"&gt;Babel&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avez-vous d'autres suggestions à me faire?&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/91929785510069175-7305744817502446693?l=plotin-lairdutemps.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/feeds/7305744817502446693/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=91929785510069175&amp;postID=7305744817502446693' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/7305744817502446693'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/7305744817502446693'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/2008/02/cinma-et-philosophie.html' title='Cinéma et philosophie'/><author><name>Plotin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13901375104719235715</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-91929785510069175.post-5434257689106422754</id><published>2008-02-02T10:25:00.000-05:00</published><updated>2008-02-02T10:28:10.109-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Enseignement'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='pratique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='théorie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='éducation'/><title type='text'>Expérimenter l'enseignement théorique</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:verdana;font-size:85%;"&gt;D'abord, capter l'attention des élèves. Afin de présenter le doute méthodique de Descartes, je vais distribuer en classe quelques illusions d'optique. J'ai trouvé sur Internet des centaines et des centaines d'illusions en tout genre. Je vais également essayer de déstabiliser les élèves avec des illusions de perception, chaud-froid, lourd-léger, etc. Par la suite, je vais tenter de les étonner avec des hallucinations auditives.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;En second lieu, je vais me transformer en mathématicien fou qui essaie de résoudre une équation impossible à résoudre. Le défi consistera à mélanger les élèves en suivant un raisonnement en apparence logique, mais qui aboutit à une erreur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un troisième temps, montrer que la mémoire est une faculté qui oublie. Actuellement, je cherche des jeux de mémoire à apporter en classe afin d'illustrer ce dernier élément du doute méthodique de Descartes. Quelqu'un a une idée?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vais également monter, en en faisant l'expérience en classe avec les élèves, comment notre volonté ne contrôle pas tout à fait notre corps. Jeux avec perte de contrôle de ses mouvements corporels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après toutes ces expérimentations, nous allons discuter du film Crash, de la Commission Bouchard-Taylor et de la nécessité de dépasser nos préjugés racistes avec l'aide de notre raison, si nous voulons vivre dans une société juste et équitable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le recours à la raison afin de résoudre toutes les difficultés rencontrées me permettra alors d'aborder de façon pratique la théorie rationaliste de Descartes. Il faudra éviter de présenter le célèbre cogito et les preuves de l'existence des choses matérielles de façon trop théorique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La conclusion du cours devrait porter sur les limites de cette conception rationaliste de l'être humain en tirant de l'actualité des exemples de comportements tout à fait irrationalistes. Ce ne sera pas difficile à trouver. Finalement, parler de la nature sapiens-demens de l'être humain et discuter de la dimension Ubris de l'homme, comme l'appelait Edgar Morin, pour faire un lien avec le prochain cours qui portera sur Nietzsche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce que l'être humain est essentiellement un être de raison qui contrôle parfaitement ses émotions? Ce sera l'interrogation finale qui devrait permettre de lancer le journal de bord des élèves.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/91929785510069175-5434257689106422754?l=plotin-lairdutemps.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/feeds/5434257689106422754/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=91929785510069175&amp;postID=5434257689106422754' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/5434257689106422754'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/5434257689106422754'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/2008/02/exprimenter-lenseignement-thorique.html' title='Expérimenter l&apos;enseignement théorique'/><author><name>Plotin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13901375104719235715</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-91929785510069175.post-4972459518454664823</id><published>2008-01-24T10:20:00.000-05:00</published><updated>2008-01-24T10:21:54.317-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Enseignement'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cours'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='préparation'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='philosophie'/><title type='text'>Descartes, Nietzsche, Marx, Freud, Sartre, Skinner!</title><content type='html'>Tout un programme. Je dois préparer un cours de 45 heures sur les conceptions de l'être humain. En utilisant le merveilleux manuel de Jacques Cuerrier, j'ai choisi d'aborder des auteurs qui s'opposent et se complètent. Évidemment, on ne fait qu'effleurer les philosophes. C'est un premier contact pour la plupart de mes élèves. Mais, comme certains disent à la fin de mes cours, j'ouvre des portes. Aux élèves de passer le cadre de la porte pour aller plus loin dans les pièces immenses des philosophes qui ont marqué l'humanité, pour le meilleur et le pire. Cogito, surhomme, volonté de puissance, matérialisme dialectique, travail, lutte des classes, Inconscient, Moi, Surmoi, Ça, liberté et déterminisme. Ouf! Quel programme en 45 petites heures! Bon, je dois y aller : lire, écrire et inventer des exercices inusités pour surprendre mes futurs étudiants.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/91929785510069175-4972459518454664823?l=plotin-lairdutemps.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/feeds/4972459518454664823/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=91929785510069175&amp;postID=4972459518454664823' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/4972459518454664823'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/4972459518454664823'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/2008/01/descartes-nietzsche-marx-freud-sartre.html' title='Descartes, Nietzsche, Marx, Freud, Sartre, Skinner!'/><author><name>Plotin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13901375104719235715</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-91929785510069175.post-8886137565861588658</id><published>2008-01-21T12:19:00.000-05:00</published><updated>2008-01-21T12:22:43.213-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Enseignement'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='répétition'/><title type='text'>La répétition dans l'enseignement</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:verdana;font-size:85%;"&gt;Le plus difficile dans le métier d'enseignant, c'est le recommencement, l'éternel retour du début de la session, de la mi-session et de la fin de session. Pendant plus de trente ans. « Tu vas voir, m'avait prévenu un vénérable professeur à mes débuts, le plus difficile à accepter dans le métier, c'est de voir ses élèves partir pour l'université, terminer leurs études, commencer une carrière et gravir les échelons dans la société, alors que toi, comme professeur, tu restes toujours à la même place. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;En effet, quand je vois mes collègues de naguère passer du métier de simple journaliste à reporter, à chroniqueur, à directeur des nouvelles, à éditorialiste et même à éditorialiste en chef, je me dis qu'ils ont progressé dans la vie. Plusieurs sont même devenus des vedettes de la télévision ou de la radio. Tandis qu'un professeur restera toujours un simple enseignant. Il aura toute sa vie les mêmes conditions de travail. Trente années devant plus de 150 élèves par semaine en enseignant presque toujours la même matière, il faut le faire!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le professeur qui m'avait prévenu de ce danger de l'impression de stagner dans la vie m'avait également donné une clé : « renouvelle-toi dans ta façon d'enseigner, reste passionné par ta matière et suis l'évolution des jeunes ». Cette façon de voir l'enseignement permet de se renouveler dans son métier sans se faire dépasser par les événements. Évidemment, cela représente également un défi. Comment rester branché sur ce qui allume les jeunes d'aujourd'hui alors que l'on vieillit? Là réside une partie importante de l'art de l'enseignement. Continuer de s'étonner devant les nouveautés et les changements dans la société tout en continuant d'étonner les jeunes que l'on côtoie quotidiennement. Apprendre en enseignant. Cela prend de l'énergie, du courage et une bonne dose de modestie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/91929785510069175-8886137565861588658?l=plotin-lairdutemps.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/feeds/8886137565861588658/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=91929785510069175&amp;postID=8886137565861588658' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/8886137565861588658'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/8886137565861588658'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/2008/01/la-rptition-dans-lenseignement.html' title='La répétition dans l&apos;enseignement'/><author><name>Plotin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13901375104719235715</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-91929785510069175.post-2585938934102805217</id><published>2008-01-19T13:02:00.000-05:00</published><updated>2008-01-19T13:03:52.229-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='gloire'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='opinion'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Blogue'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vérité'/><title type='text'>L'«opinionnite»</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:verdana;font-size:85%;"&gt;Il y en a partout, sur toutes les tribunes. Des chroniqueurs à la pelle qui chroniquent sur tout et sur rien. Il y en a même qui chroniquent sur les chroniques. Comme moi en ce moment…&lt;br /&gt;C'est la même chose avec les blogues. Les blogueurs pullulent. Dans tous les domaines, il y a des blogueurs qui donnent leur opinion. Sur tout et sur rien. Le règne de l'opinion l'a emporté sur celui de l'information.&lt;br /&gt;Dans les quotidiens, c'est pareil. Combien y a-t-il de chroniqueurs à La Presse, au Journal de Montréal et au Devoir? Des dizaines, sans compter les pages forum et opinion. Tout le monde a son mot à dire. Les quinze minutes de gloire de Warhol se sont transformées en quinze lignes d'impressions.&lt;br /&gt;En plus, il y a surenchère. Les opinions doivent être tranchées pour se démarquer. Trop de nuances nuisent à la diffusion et à la compréhension du message. Les professionnels de l'« opinionite » le savent et ils utilisent tous les trucs de leur métier de journaliste afin de trouver un créneau qui les caractérise. Leurs propos et leur style les rendent célèbres. Pas besoin d'être un expert dans un domaine pour semer à tout vent son fiel ou son humeur.&lt;br /&gt;Platon, qui condamnait l'opinion, entre autres choses (et l'écriture, car il n'était pas à une contradiction près…), au profit du savoir et du discours de la raison, aurait mal au cœur aujourd'hui devant cette avalanche d'opinions. Comment se forger une idée cohérente, solide et personnelle sur les événements, si l'on nage dans les préjugés et le prémâché et si l'information sérieuse, scientifiquement vérifiable, est ensevelie sous une tonne d'opinions?&lt;br /&gt;Je m'arrête sur ce questionnement, car je patauge moi-même en pleine contradiction en critiquant les faiseurs de leçons… Non?&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/91929785510069175-2585938934102805217?l=plotin-lairdutemps.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/feeds/2585938934102805217/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=91929785510069175&amp;postID=2585938934102805217' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/2585938934102805217'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/2585938934102805217'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/2008/01/lopinionnite.html' title='L&apos;«opinionnite»'/><author><name>Plotin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13901375104719235715</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-91929785510069175.post-7962566758648812614</id><published>2008-01-15T11:38:00.000-05:00</published><updated>2008-01-15T11:41:54.607-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Enseignement'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='élèves'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='métier'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='professeur'/><title type='text'>Dix trucs pour enseigner longtemps</title><content type='html'>Quelques professeurs aguerris de philosophie m'ont transmis des trucs du métier lorsque je suis arrivé dans leur département au Collège Lionel-Groulx. Ces professeurs avaient plus de trente années d'expérience et ils aimaient toujours enseigner leur discipline. Ils ont pris leur retraite à regret, même si aujourd'hui ils ne regrettent rien. Surtout pas les corrections, affirment-ils. Alors, voici quelques-uns de leurs trucs pour persévérer dans l'enseignement d'une matière obligatoire tout en aimant passionnément ce métier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1.   &lt;em&gt;Les élèves passent, les professeurs restent&lt;/em&gt;. Ainsi, ne jamais sacrifier sa qualité de vie pour ses élèves. Un professeur heureux et en santé est toujours plus apprécié des élèves qu'un professeur au bout du rouleau, impatient et presque en dépression, qui a achevé ses corrections à quatre heures du matin, par exemple…&lt;br /&gt;2.   &lt;em&gt;Moins, mais mieux&lt;/em&gt;. Aucun contenu de cours n'est sacré. Vaut mieux sacrifier de la matière à voir que de bourrer les crânes des élèves comme des cruches à remplir. De toute façon, la matière finit immanquablement par déborder. Les élèves apprennent mieux à petites doses. La modération a bien meilleur goût…&lt;br /&gt;3.   &lt;em&gt;Adapte tes cours aux élèves, pas l’inverse&lt;/em&gt;. Si tu as plus de 10 % d'échec dans tes cours, c'est sûrement parce que quelque chose ne va pas, sauf exception. Ne rejette pas la faute sur le dos de la paresse des élèves, de leur mauvaise préparation par les autres professeurs, de leur incurie, etc. Regarde plutôt ce que tu pourrais améliorer dans ton propre enseignement. Ton cours est-il trop difficile pour le niveau moyen des élèves de ta classe? Es-tu trop ennuyant? Sais-tu comment capter l'attention des élèves?&lt;br /&gt;4.   &lt;em&gt;La reconnaissance de tes élèves est ton seul salaire&lt;/em&gt;. Tu ne seras jamais valorisé socialement comme tu l'étais en journalisme, par exemple. Tu seras même ridiculisé pour ton maigre salaire et tes conditions de vie enviables. La seule satisfaction d'un professeur est de constater que son travail est apprécié des élèves qui sont heureux d'apprendre avec lui.&lt;br /&gt;5.   &lt;em&gt;Diversifie les activités pédagogiques et le rythme des cours&lt;/em&gt;. Ne sois pas ennuyant et adresse-toi à tous tes élèves, des plus forts aux plus faibles. Garde toujours en tête que les élèves apprennent différemment et que tu dois viser l'apprentissage de chacun à sa façon. C'est la quadrature du cercle de l'enseignement : s'adresser à tout le groupe et à chacun personnellement.&lt;br /&gt;6.   &lt;em&gt;Le contenu du cours est moins important que la forme&lt;/em&gt;, la manière de le transmettre. L'enseignement est un acte humain, de personne à personne. Le contact s'établit seulement s'il y a de la sincérité de part et d'autre. Une fois que le courant passe, entre le professeur et les élèves, le contenu du cours trouve son chemin.&lt;br /&gt;7.   &lt;em&gt;Une attaque (un début de cours percutant) et une chute (fin de cours séduisante) à chaque cours,&lt;/em&gt; si possible. Capter l'attention de tout un chacun, c'est le défi de l'enseignant.&lt;br /&gt;8.   &lt;em&gt;Établis un lien de confiance et de respect mutuel avec les élèves&lt;/em&gt;. Ne méprise jamais les élèves quels qu'ils soient et quel que soit leur niveau de compréhension du cours. Une fois la confiance et le respect établis, le pont entre les élèves et le professeur est facile à franchir.&lt;br /&gt;9.   &lt;em&gt;Tu enseignes pour les élèves pas pour prouver quoi que ce soit d’autre&lt;/em&gt;. Pense toujours en fonction des élèves, pas de la matière à voir, ni de ta popularité, ni de ta réputation. Les élèves doivent être le centre de tes préoccupations d'enseignant.&lt;br /&gt;10.   &lt;em&gt;Sois toi-même dans ton enseignement, ne joue pas un rôle&lt;/em&gt;. Les élèves, surtout au collégial, sont les experts en professeurs. Ils ont côtoyé, au bas mot, plus d'une cinquantaine d'enseignants dans leur carrière d'apprenant. Ils décèlent immédiatement les professeurs qui jouent des rôles pour les séduire ou leur faire peur. Et ils apprécient par dessus tout les adultes honnêtes envers eux, dans leurs exigences et dans leurs comportements.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/91929785510069175-7962566758648812614?l=plotin-lairdutemps.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/feeds/7962566758648812614/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=91929785510069175&amp;postID=7962566758648812614' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/7962566758648812614'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/7962566758648812614'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/2008/01/dix-trucs-pour-enseigner-longtemps.html' title='Dix trucs pour enseigner longtemps'/><author><name>Plotin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13901375104719235715</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-91929785510069175.post-8709053961758610016</id><published>2008-01-14T12:44:00.000-05:00</published><updated>2008-01-14T12:45:19.859-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Enseignement'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='groupe'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='élèves'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='éducation'/><title type='text'>Décomposition de groupe</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:verdana;font-size:85%;"&gt;Un groupe d'une trentaine d'élèves comporte habituellement la même proportion de jeunes intéressés par les études, de jeunes captivés par le professeur, de jeunes qui suivent les autres comme des moutons et, finalement, de jeunes qui ne sont pas à leur place.&lt;br /&gt;En général, dans les groupes réguliers, il y a toujours un 10 % d'élèves qui n'ont rien à faire en classe. Ce sont les irrécupérables quoi qu'il arrive. Exceptionnellement, certains réalisent qu'ils sont à l'école pour apprendre, mais la plupart sont déjà hors du système. Ils se retrouvent en classe par hasard ou par la force des choses, souvent par obligation pour faire plaisir à leurs parents. Ce groupe ne compte finalement que trois ou quatre élèves par groupe. Ce qui est somme toute marginal.&lt;br /&gt;Une partie plus importante, environ un tiers de la classe, suit les autres au Collégial par habitude. Ils peuvent très bien réussir les cours, sans trop savoir pourquoi. Ils sont là, en classe, parce que c'est ainsi, c'est le système qui veut cela. Pour vivre décemment, pensent-ils, cela prend de l'argent et pour avoir de l'argent, cela requiert des diplômes dans notre monde d'aujourd'hui. Alors, ils sont là afin d'obtenir des papiers officiels. Point à la ligne. Ils sont en attente dans une classe. Ils vont suivre le courant, si le courant passe…&lt;br /&gt;Une troisième catégorie d'élèves, environ un autre tiers, se constitue de jeunes qui veulent être motivés par le professeur. Si le professeur les embarque dès le premier cours de la session, ils vont participer aux activités avec cœur. Ce ne sont pas les leaders d'un groupe, mais les participants honnêtes. De futurs honnêtes hommes et femmes dans la société. Un professeur dynamique et respectueux va pouvoir les entraîner à sa suite, ce qui va avoir un effet d'entraînement sur l'ensemble de la classe. Les élèves en attente vont suivre les élèves qui participent et qui semblent enjoués de le faire.&lt;br /&gt;Finalement, reste la catégorie des élèves modèles, ceux pour qui l'instruction recèle en elle-même son propre intérêt. Ce petit sous-groupe de 10 % de la classe va au-devant des demandes du professeur. Non seulement ces quelque trois ou quatre élèves vont exécuter les tâches demandées avec zèles et bonheur, mais ils vont en exiger davantage du professeur. Ils veulent apprendre coûte que coûte. Les professeurs peuvent compter sur eux, quand ils sont respectueux et qu'ils n'ambitionnent pas sur le pain béni.&lt;br /&gt;Il y a toujours, également, les étoiles filantes dans un groupe d'élèves. Ce sont les élèves qui ne sont pas nécessairement modèles dans leurs comportements, mais qui sont tellement originaux qu'ils finissent par colorer l'atmosphère d'un cours. Ils interviennent souvent, ils sont plus matures que les autres, plus originaux, plus imprévisibles. Ce sont souvent ces élèves qui mettent de la vie dans un cours, quelle que soit la matière enseignée. Il y a une ou deux étoiles filantes par groupe, habituellement. C'est bien assez, mais c'est souvent nécessaire pour pimenter l'atmosphère en classe.&lt;br /&gt;Alors, une des stratégies pour enseigner à des groupes réguliers consiste à motiver la catégorie des participants, ce qui va entraîner les suiveurs, et stimuler les étoiles filantes, tout en les contrôlant le plus possible discrètement. Évidemment, il faut aussi espérer que les deux ou trois étudiants irrécupérables finissent par se réveiller en classe en voyant tous les autres élèves participer au cours.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/91929785510069175-8709053961758610016?l=plotin-lairdutemps.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/feeds/8709053961758610016/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=91929785510069175&amp;postID=8709053961758610016' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/8709053961758610016'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/8709053961758610016'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/2008/01/dcomposition-de-groupe.html' title='Décomposition de groupe'/><author><name>Plotin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13901375104719235715</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-91929785510069175.post-2917993593192299880</id><published>2008-01-12T17:11:00.001-05:00</published><updated>2008-01-12T17:16:18.603-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='technologie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='jeunes'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='éducation'/><title type='text'>Ah! les jeunes</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:verdana;font-size:85%;"&gt;En 2002, j'avais publié un &lt;a href="http://aladin.clg.qc.ca/~ferlandg/jeunes.htm"&gt;article &lt;/a&gt;sur les jeunes dans Le Devoir qui avait fait beaucoup jaser dans les chaumières. Je récidive aujourd'hui, car depuis ce temps, plusieurs choses ont changé.&lt;br /&gt;Les lecteurs MP3, les cellulaires et les ordinateurs portables sont devenus monnaie courante pour des jeunes qui n'ont pas connu le monde sans Internet. Internet lui-même s'est radicalement transformé et est devenu fortement interactif depuis que le Web 2 (les Wikis, les podcasts, les blogues, etc.) a pris la place des sites plus classiques de diffusion unidirectionnelle de l'information.&lt;br /&gt;Le monde de l'électronique a envahi l'univers des enfants dès le berceau. Le multitâche, l'interaction et le réseautage social remplacent désormais les repères des générations précédentes. Le mode de perception et de compréhension des jeunes diffère de celui des générations qui les ont précédés. Tout cela a un impact immense dans le malaise que certaines personnes ressentent devant les attitudes et les comportements des jeunes d'aujourd'hui.&lt;br /&gt;Cette transformation en profondeur de la société qui a cours actuellement a également un impact immense dans le monde de l'éducation. Comment les professeurs peuvent-ils influencer des jeunes qui sont constamment sollicités et surexcités par le monde multimédia dans lequel ils évoluent quotidiennement depuis leur naissance? Comment capter l'attention des jeunes qui vivent littéralement parmi les images et les sons?&lt;br /&gt;Pourtant, l'inattendu se produit immanquablement en classe. La très grande majorité des élèves que je côtoie depuis plusieurs années réussissent mieux maintenant que les jeunes qui les ont précédés. Bien sûr, il y a le problème des cellulaires qui dérangent en classe même s'ils sont interdits (comme au théâtre, soit dit en passant); bien sûr, il y a le problème du copier-coller qui prend de l'ampleur pour les travaux réalisés à la maison; bien sûr, il y a le problème de l'accès à Internet qui bloque toute autre forme de recherche pour certains élèves; bien sûr, il y a le problème du manque de concentration lors de longs développements en classe; bien sûr, il y a le problème de la lecture et de l'écriture qui touche quelques jeunes; bien sûr, il y a le problème de l'insomnie dû à de trop longues parties de jeux vidéo tard dans la nuit; etc. On pourrait continuer longtemps cette litanie de reproches à l'égard des impacts des nouvelles technologies.&lt;br /&gt;Pourtant, dans les classes, en général les élèves sont polis. En plus, ils démontrent de l'enthousiasme et ils sont ouverts d'esprit. Finalement, cerise sur le sundae, la plupart écrivent bien. Comment est-ce possible? Après tout, ne vivent-ils pas dans des familles dysfonctionnelles ou reconstituées, d'après les médias? Ne sont-ils pas constamment braqués devant leurs écrans de toutes sortes? N'écoutent-ils pas de la musique à tue-tête continuellement? Eh bien, non!&lt;br /&gt;Les élèves que j'ai eus la session dernière étudiaient tous en sciences humaines au Collège Lionel-Groulx et ils étaient tous, à l'exception de deux ou trois, intéressés par la matière obligatoire que j'enseigne, la philosophie. De plus, ils étaient tous intéressants à plusieurs égards. Et ils en connaissaient beaucoup plus que moi dans bien des domaines, autant en arts (cinéma et musique) qu'en histoire ou en politique. Il suffit de leur donner la parole en classe pour s'en rendre compte. Leur donnons-nous suffisamment la parole?&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/91929785510069175-2917993593192299880?l=plotin-lairdutemps.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/feeds/2917993593192299880/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=91929785510069175&amp;postID=2917993593192299880' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/2917993593192299880'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/2917993593192299880'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/2008/01/ah-les-jeunes.html' title='Ah! les jeunes'/><author><name>Plotin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13901375104719235715</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-91929785510069175.post-199488673011369218</id><published>2007-12-20T11:02:00.000-05:00</published><updated>2007-12-20T11:03:40.593-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='image'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='stéréotype'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='publicité'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='femme'/><title type='text'>Dove salit l'estime de soi des femmes</title><content type='html'>La compagnie de savon Dove réalise une vaste campagne de publicité axée (remarquez le mot) sur la valorisation du corps naturel des femmes : &lt;a href="http://www.initiativevraiebeaute.ca/flat2.asp?id=6962"&gt;Programme d'estime de soi&lt;/a&gt; ou Initiative vraie beauté. Que de bons sentiments... Le fabricant a même poussé l'audace jusqu'à créer un fonds consacré à la revalorisation de l'estime de soi des femmes : Le Fonds d'estime de soi Dove. On a vu à la télévision une série de publicités avec des femmes rondelettes, une autre avec une jeune fille bombardée &lt;a href="http://www.initiativevraiebeaute.ca/dsef07/t5.aspx?id=9480&amp;amp;filmno=0"&gt;d'images stéréotypées&lt;/a&gt;, une autre encore montrant comment on pouvait transformer le corps d’une femme normale pour la transfigurer en &lt;a href="http://www.initiativevraiebeaute.ca/dsef07/t5.aspx?id=9480&amp;amp;filmno=1"&gt;mannequin&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;Voici que l'on &lt;a href="http://vanasse.branchez-vous.com/2007/12/miroir_miroir_dismoi_laquelle.html"&gt;apprend&lt;/a&gt; que la compagnie fabriquant le savon Dove, Unilever, est la même que celle qui met sur le marché l’antisudorifique &lt;a href="http://www.axe.ca/"&gt;Axe for men&lt;/a&gt;, celui-là même qui propose des images pour le moins stéréotypées des femmes dans ses &lt;a href="http://www.axebcww.com/main.php?loc=canada_french"&gt;publicités&lt;/a&gt;. Osez écouter le vidéoclip jusqu'à la fin, si vous êtes capable...&lt;br /&gt;Mettez côte à côte les campagnes de publicité de Dove, qui donnent bonne conscience au fabricant, et celle d’Axe for men et vous comprendrez qu’il n’y a qu’un seul réel message sous de faux dehors d’œuvre humanitaire : achetez!&lt;br /&gt;Dove ne lave pas plus blanc, mais nettoie la mauvaise conscience du fabricant Unilever.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/91929785510069175-199488673011369218?l=plotin-lairdutemps.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/feeds/199488673011369218/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=91929785510069175&amp;postID=199488673011369218' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/199488673011369218'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/199488673011369218'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/2007/12/dove-salit-lestime-de-soi-des-femmes.html' title='Dove salit l&apos;estime de soi des femmes'/><author><name>Plotin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13901375104719235715</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-91929785510069175.post-7760652610595709373</id><published>2007-12-14T15:22:00.000-05:00</published><updated>2007-12-14T15:24:02.874-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Facebook'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='amitié'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='réseau'/><title type='text'>La vie, la vie : Facebook</title><content type='html'>Tout le monde en parle, semble-t-il. Le phénomène Facebook est sur toutes les lèvres, ou plutôt sur tous les écrans. Ce site de réseautage prend une ampleur incommensurable. Des personnes sont contaminées et ruinent leur vie à enrichir leur espace personnel en grossissant leur nombre d'amis virtuels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'y a là rien de nouveau sous le soleil, encore une fois. Facebook reprend plusieurs aspects d'autres logiciels ou espace web public : site de rencontres, lieu interactif, liens entre internautes, plateforme d'échanges de toutes sortes, etc. Le génie du concepteur de Facebook, c'est d'avoir réuni tous ces éléments épars et de les avoir regroupés en un seul endroit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant, la vraie question que tout le monde pose est celle-ci : vie réelle ou vie virtuelle, sous-entendu vraie vie ou vie par procuration? Faux dilemme, affirment les adeptes de ces pages personnalisées, car lorsqu'on consulte sa page personnelle et qu'on échange des informations avec des amis, on est dans la vraie vie aussi, même si cela prend un ordinateur comme intermédiaire entre les êtres humains. Dépendance, illusions, amitiés aseptisées rétorquent les opposants de cette tendance sociale de fond qui consiste à sacrifier ses temps libres au profit de ses relations Internet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On pourrait épiloguer longtemps sur cette opposition entre les amants de Facebook et les adversaires. Mais comme toute invention ou avancée technologique comporte sa large part d'incompréhension et de confusion, il serait peut-être plus sage d'attendre le développement de ce phénomène avant de porter un jugement. D'ailleurs, pourquoi porter un jugement sur Facebook? Pour être à la mode? Pour suivre le défilé quand on y est ou quand on n’y est pas? C’est ce que je fais avec ce billet, non?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/91929785510069175-7760652610595709373?l=plotin-lairdutemps.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/feeds/7760652610595709373/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=91929785510069175&amp;postID=7760652610595709373' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/7760652610595709373'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/7760652610595709373'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/2007/12/la-vie-la-vie-facebook.html' title='La vie, la vie : Facebook'/><author><name>Plotin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13901375104719235715</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-91929785510069175.post-1465176119864110757</id><published>2007-12-09T22:00:00.000-05:00</published><updated>2007-12-09T22:01:11.901-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='exploitation'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='égalité'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='publicité'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='femme'/><title type='text'>Le retour de la femme-objet</title><content type='html'>Lorsque je consulte mes courriels sur Hotmail, je ne peux pas ne pas voir la poitrine généreusement exhibée d'une belle blonde plantureuse en haut de la page. Elle reste ainsi offerte dans toute sa splendeur tant que je consulte mes courriels. C'est un peu agressant et dérangeant à la fin, cette publicité d'une agence de rencontre.&lt;br /&gt;Je ne veux pas jouer à la vierge offensée, mais ce qui m'agace le plus dans cette intrusion inopinée, c'est qu'elle ne semble offusquer personne. Aucun groupe de pression ne se manifeste pour protester contre cette exploitation du corps de la femme à des fins commerciales. C'est devenu monnaie courante. Regardez la quatrième de couverture de la revue Châtelaine en kiosque actuellement pour vous en convaincre. On veut attirer l'attention, on expose une belle jeune femme presque nue sur les affiches en bordure des autoroutes. On veut vendre une voiture, on étale une adorable grande fille, en robe longue fendue jusqu'en haut de la hanche, sur le capot de la bagnole.&lt;br /&gt;Dans les années 70, les féministes avaient réussi à dénoncer la dégradation de l'image de la femme quand on exploitait aussi bassement les attraits sexuels du corps féminin. Les publicistes se retenaient. On assiste actuellement au retour du refoulé, la femme-objet devient un cliché qui s'épingle automatiquement aussitôt qu'on ouvre son ordinateur pour consulter son courrier.&lt;br /&gt;Quelle époque!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/91929785510069175-1465176119864110757?l=plotin-lairdutemps.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/feeds/1465176119864110757/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=91929785510069175&amp;postID=1465176119864110757' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/1465176119864110757'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/1465176119864110757'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/2007/12/le-retour-de-la-femme-objet.html' title='Le retour de la femme-objet'/><author><name>Plotin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13901375104719235715</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-91929785510069175.post-367491455338765233</id><published>2007-12-03T19:37:00.000-05:00</published><updated>2007-12-03T19:39:14.391-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='école'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='écriture'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='langue'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='français'/><title type='text'>Le français, à quoi ça sert?</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:85%;"&gt;« Enfin, le français, à quoi cela sert-il? Cette langue est devenue aussi inutile que le chinois. » Ying Chen, Les Lettres chinoises&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Longtemps, les élèves du collégial demandaient : à quoi sert la philosophie? Aujourd’hui, la question devient de plus en plus : le français, à quoi ça sert?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, quelques élèves osent dire tout haut ce que certains pensent plus bas : le français écrit ne sert qu’à obtenir un diplôme. Dans la vie quotidienne et dans la vie au travail, on écrit en abrégé ou en anglais. Pas besoin de connaître à fond le français pour percer dans une carrière et obtenir des emplois lucratifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, la piètre qualité du français écrit peut s’avérer un handicap quand l’employeur demande une meilleure maîtrise de la langue. Mais cela arrive bien rarement, sauf dans la fonction publique. Et encore!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand les jeunes voient leurs parents travailler, obtenir de bons emplois et affirmer sans arrêt que l’anglais est la seule langue de travail et d’ouverture sur le monde, plusieurs en concluent qu’écrire en français correctement ne sert pas à grand-chose dans la vraie vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À l’école, oui, le français est important et omniprésent. Nécessaire afin d'obtenir le diplôme. Mais sur le marché du travail, zéro!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et dans la culture, les films français sont discrédités, la musique francophone est souvent méprisée et la littérature québécoise oubliée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demandez à des jeunes de 17 à 20 ans de nommer cinq cinéastes québécois, ils vous répondront qu'ils n'en connaissent qu'un ou deux. Mais demandez-leur de nommer cinq cinéastes américains, les noms vont pleuvoir. On pourrait entreprendre le même exercice avec les écrivains québécois et les auteurs étrangers, les actrices américaines et les actrices québécoises, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que répondre à des élèves qui se demandent pourquoi il faut apprendre une langue écrite complexe et difficile alors que l'anglais semble si facile à utiliser et ouvre toutes les portes?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il devient désolant de constater que plusieurs élèves francophones du collégial obtiennent de meilleurs résultats en anglais qu'en français. Naturellement, ils se tournent vers l'anglais pour se valoriser. « J'ai des notes de 80 % en anglais, mais d'à peine 60 % en français. Pourrais-je vous remettre mon travail en anglais? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si le français ne reprend pas ses lettres de noblesse en utilisant tous ses atouts, dont le plaisir de jouer avec une langue écrite riche et vivante, on aura réussi dans les écoles à réaliser ce que Lord Durham n'a pas pu accomplir…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/91929785510069175-367491455338765233?l=plotin-lairdutemps.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/feeds/367491455338765233/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=91929785510069175&amp;postID=367491455338765233' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/367491455338765233'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/367491455338765233'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/2007/12/le-franais-quoi-sert.html' title='Le français, à quoi ça sert?'/><author><name>Plotin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13901375104719235715</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-91929785510069175.post-1632431346575437349</id><published>2007-11-30T10:09:00.001-05:00</published><updated>2007-11-30T10:11:45.597-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='privé'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='égalité'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='éducation'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='public'/><title type='text'>Le secteur régulier : l'enfant pauvre de l'éducation</title><content type='html'>Peut-on encore envoyer nos enfants dans les classes régulières du système d’enseignement public? Non. C’est étonnamment la directrice des classes régulières des niveaux secondaires un et deux d’une école publique de banlieue qui fournit indirectement la réponse à cette question.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Vous savez, monsieur, que nous sommes obligés de garder les élèves turbulents en classe, même s’ils dérangent tout le monde et perturbent l’apprentissage de ceux qui écoutent et veulent apprendre. Au privé, ils seraient mis à la porte, tout simplement. Mais nous, la loi nous oblige à garder tous les jeunes de la ville en bas de 16 ans dans les classes, et à l’enseignement régulier, à moins qu’ils aient des troubles du comportement particulièrement graves. Pour son bien, vous devriez envoyer votre enfant dans une école privée… »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Étonnant, non? Elle a ajouté que les étudiants doués allaient soit dans les classes du volet international, soit dans les groupes enrichis, soit dans la voie Sport-Études ou soit dans les écoles privées. Les groupes du régulier de l’enseignement public reçoivent ceux qui ne peuvent pas aller ailleurs. C’est presque un dépotoir, laissait-elle entendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoi? Le secteur régulier de l’enseignement public n’est pas recommandable pour ceux qui veulent réussir? Pour favoriser la réussite scolaire de son enfant, on devrait nécessairement l’envoyer dans une école privée ou dans un programme enrichi? Ne paie-t-on pas des taxes scolaires principalement pour l’enseignement public régulier? L’éducation passe-t-elle désormais seulement par le privé ou les cheminements particuliers?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a là une aberration. Le secteur régulier de l’enseignement public serait à éviter pour ceux et celles qui veulent réussir. Et en effet, tout ce que les responsables de ce secteur arrivent à faire, c’est de contenir en partie les débordements des élèves agités. Rien pour ceux et celles qui veulent apprendre calmement. Tristesse de l'école à trois vitesses…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/91929785510069175-1632431346575437349?l=plotin-lairdutemps.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/feeds/1632431346575437349/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=91929785510069175&amp;postID=1632431346575437349' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/1632431346575437349'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/1632431346575437349'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/2007/11/le-secteur-rgulier-lenfant-pauvre-de.html' title='Le secteur régulier : l&apos;enfant pauvre de l&apos;éducation'/><author><name>Plotin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13901375104719235715</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-91929785510069175.post-8381985797859064473</id><published>2007-11-28T11:00:00.000-05:00</published><updated>2007-11-28T11:08:43.223-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='quotidien'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='mensonge'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='étude'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vérité'/><title type='text'>Toujours dire la vérité</title><content type='html'>Je ne connais personne qui dit toujours la vérité. À part ma blonde avec qui je suis depuis 30 ans. Cela lui cause souvent du tort, car elle devrait mentir juste un petit peu parfois pour adoucir la vérité. La plupart des gens ne veulent pas savoir la vérité, mais seulement entrevoir l'apparence de la vérité, qui est seule socialement acceptable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici qu'un &lt;a href="http://blogues.cyberpresse.ca/hetu/?p=70415152"&gt;billet &lt;/a&gt;de Richard Hétu pose véritablement le problème de la vérité dans la vie quotidienne. C'est stupéfiant, même si l'on se doute bien que la vérité est en deçà de la nouvelle. Vous me suivez? Quoi qu'il en soit, l'auteur de l'étude affirme être une exception en disant tout le temps la vérité. À part ma compagne, je ne connais que Jacques Lacan pour dire toujours la vérité. Moi, je mens...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/91929785510069175-8381985797859064473?l=plotin-lairdutemps.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/feeds/8381985797859064473/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=91929785510069175&amp;postID=8381985797859064473' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/8381985797859064473'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/8381985797859064473'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/2007/11/toujours-dire-la-vrit.html' title='Toujours dire la vérité'/><author><name>Plotin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13901375104719235715</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-91929785510069175.post-4185517977158573953</id><published>2007-11-27T15:14:00.000-05:00</published><updated>2007-11-27T15:16:01.077-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='accommodements'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='tolérance'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='intolérance'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ouverture'/><title type='text'>La tolérance de l'intolérance</title><content type='html'>Cachez ce visage que je ne saurais voir!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La tolérance serait-elle un aussi grand mal que l’intolérance? et la liberté de conscience est-elle un fléau aussi barbare que les bûchers de l’inquisition? — Voltaire&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que diriez-vous à quelqu’un qui affirmerait qu’il doit vous trancher la gorge pour atteindre son paradis? C’est en paraphrasant Voltaire qu’on prend la mesure des limites à la liberté de religion. Bien sûr, il s’agit là d’une exagération, mais elle a le mérite de mettre en perspective l’impossibilité logique d’accepter l’intolérance au nom de la tolérance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Permettrait-on toutes les pratiques religieuses qui briment certains droits fondamentaux de la société québécoise et canadienne au nom de la liberté religieuse? Jusqu’où va aller la tolérance de coutumes qui violent des règles fondamentales de notre société égalitaire de droits et libertés?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le port du turban sikh dans la Gendarmerie royale du Canada, le port du voile islamique à l’école, le port du couteau sacré dans les écoles, la demande de locaux de prière dans les endroits publics, la requête de tribunaux religieux, la polygamie, etc., toutes ces manifestations religieuses publiques heurtent de plein fouet les valeurs d’égalité et les normes à la base même de la société canadienne de droits; valeurs qui devraient être justement véhiculées par les institutions publiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, que faire? Accepter les accommodements raisonnables qui se multiplient au nom de la paix sociale et de la tolérance? De ce fait, supporter tacitement des coutumes et des pratiques qui nient les valeurs de base de la société égalitaire de droit?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tant que ces accommodements raisonnables seront limités et définis dans le temps et l’espace par la Commission des droits de la personne et les tribunaux, au cas par cas, le problème logique de la tolérance de l’intolérance sera circonscrit et viable. Mais si la société se transforme suffisamment et que le nombre de demandes augmente sans cesse, on sera alors confronté à un dilemme : soit on soutient la laïcisation de toutes les institutions publiques au nom des valeurs de base de la société égalitaire de droit, soit on autorise de plus en plus les dérogations de toute sorte à des règles universelles et l’on aboutit à soutenir les inégalités et l’intolérance au nom de la tolérance…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/91929785510069175-4185517977158573953?l=plotin-lairdutemps.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/feeds/4185517977158573953/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=91929785510069175&amp;postID=4185517977158573953' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/4185517977158573953'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/4185517977158573953'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/2007/11/la-tolrance-de-lintolrance.html' title='La tolérance de l&apos;intolérance'/><author><name>Plotin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13901375104719235715</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-91929785510069175.post-8831121388143424849</id><published>2007-11-19T13:43:00.000-05:00</published><updated>2007-11-19T13:45:39.369-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='jeu'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='nourriture'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='littérature'/><title type='text'>Le jeu des souvenirs alimentaires</title><content type='html'>Lorsque je mange des radis, je pense à Roquentin de Jean-Paul Sartre. Lorsque j’ingurgite des œufs et du bacon, je me souviens de Henry Miller. Lorsque je déguste des Madeleines, je me remémore vous savez qui…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais lorsque je prépare des grilled cheese, je remonte le temps et je me souviens d’un souper mémorable avec les membres du journal étudiant Continuum dans un sous-sol de la rue Édouard-Montpetit de Montréal. Michel Marois, actuellement directeur des cahiers spéciaux à La Presse, cuisinait les grilled cheese en faisant frire des oignons et des champignons dans son unique poêle, avant d’insérer le tout, avec du fromage, entre deux tranches de pain. Pour toujours, les grilled cheese sont ainsi associés dans ma mémoire à une personne et à un événement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est la même chose lorsque je touille une salade niçoise, je pense alors à Marcel Jean qui m’avait fait découvrir ce met succulent et simple à la fois. Le porto est associé à un ancien propriétaire portugais qui en fabriquait et en buvait en mangeant des pistaches. Ainsi de suite pour un ensemble de plats et de nourritures terrestres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Proust avait raison sur ce point : les sensations restent associées à des événements ou à des personnes à travers le temps qui ne s’évanouit pas. Avez-vous vous aussi des souvenirs culinaires qui vous font revivre dans le présent ce « passé qui ne passe pas », comme l’affirmait Faulkner?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/91929785510069175-8831121388143424849?l=plotin-lairdutemps.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/feeds/8831121388143424849/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=91929785510069175&amp;postID=8831121388143424849' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/8831121388143424849'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/8831121388143424849'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/2007/11/le-jeu-des-souvenirs-alimentaires.html' title='Le jeu des souvenirs alimentaires'/><author><name>Plotin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13901375104719235715</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-91929785510069175.post-617729853889732325</id><published>2007-11-17T21:08:00.000-05:00</published><updated>2007-11-17T21:11:08.814-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='mensonge'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Beauté'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='publicité'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vérité'/><title type='text'>Le culte du mensonge</title><content type='html'>Dans les publicités, on soutient qu’il faut paraître vingt ans de moins que son âge pour être beau ou belle et bien dans sa peau. On « utilise » de jeunes filles de 20 ans à peine qu’on maquille pour qu’elles paraissent plus âgées. De la sorte, on projette l’image qu’une femme de 40 ans peut facilement ressembler à une jeune fille en fleur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Crème qui enlève les rides, repousse de cheveux artificiels, implant mammaire, botox, chirurgie plastique pour le nez, les fesses, les mollets, etc. Toutes les parties du corps humain deviennent ainsi des objets « modelables » au gré du modèle idéal qui, du reste, n’existe pas en lui-même, car il est aussi trafiqué. Le modèle qu’on aperçoit dans les journaux, les magazines, les affiches, les films, les publicités télévisées, bref partout, est presque toujours une fabrication d’images remodelées à l’ordinateur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est le mensonge de l’image. Mais il y a pire : le mensonge au quotidien. Prenez une déclaration de revenus, ce bout de papier qui nous lie à l’État et aux autres membres de la société. Eh bien, on nous abreuve partout des manières de déjouer le système pour faire des économies ou même carrément ne jamais payer un sou à l’État! Comme dirait un célébrissime journaliste de La Presse : fourrez le système et contrecrissez-vous des autres, surtout des plus démunis!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les politiciens, les vendeurs d’automobiles ou de produits, les parents, les jeunes et les moins jeunes, tout le monde ment sur son âge, sur sa santé, sur son état d’esprit, sur ce qu’elle pense des autres, sur sa propre vie et ses rêves.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et en plus de mentir continuellement, on conduit en bafouant les lois et en se mentant à soi-même. Presque personne ne respecte les limites de vitesse, ni ne met ses clignotants, ni ne fait ses angles morts, ni ne respecte les panneaux de signalisation, ni ne cède le passage, etc. Tout cela en mettant sa vie et celle des autres en péril!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heureusement, il y a la télévision, le cinéma, le théâtre et la littérature pour nous ramener à l’essentiel : aux vérités de l’humaine condition. Ça nous distrait du vrai mensonge de la vie quotidienne…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/91929785510069175-617729853889732325?l=plotin-lairdutemps.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/feeds/617729853889732325/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=91929785510069175&amp;postID=617729853889732325' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/617729853889732325'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/617729853889732325'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/2007/11/le-culte-du-mensonge.html' title='Le culte du mensonge'/><author><name>Plotin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13901375104719235715</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-91929785510069175.post-6356192586560222854</id><published>2007-11-16T09:03:00.000-05:00</published><updated>2007-11-16T09:09:39.112-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='école'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='écriture'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='société'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='français'/><title type='text'>Les fautes ne comptent pas!</title><content type='html'>« Est-ce que les fautes d’orthographe comptent? » Combien de fois ai-je entendu des élèves me poser cette question d’un air candide quand ils répondent à un exercice ou à un examen? Et chaque fois que la réponse confirme leur pire appréhension, leur candeur fait place à de la résignation presque fâchée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est comme si le code orthographique n’avait d’importance que dans les cours de français. En dehors, dans le « vrai monde », la langue de Molière (ou de Tremblay?) est approximative et personne ne s’en offusque. Que ce soit à la radio, à la télévision, à travers les chansons, sur Internet et même quelquefois dans les journaux, le français est souvent galvaudé, rarement châtié. Alors quoi? Pourquoi les professeurs d’autres disciplines devraient-ils faire respecter les règles du code orthographique alors qu’ils ont amplement d’autre matière à transmettre?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a beau multiplier les interventions de l’État afin de valoriser la qualité du français à l’école, les élèves ont retenu un message inverse une fois rendus au collégial : c’est seulement dans les cours de français, en vue de l’Épreuve uniforme du ministère, que la qualité du français écrit a de l’importance. Pour le reste, on peut faire ce que l’on veut, pourvu qu’on se fasse comprendre, comme lorsqu’on clavarde avec des amis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À qui la faute alors? Faut-il écrire sans fautes ou sans faute s’exprimer? Comment corriger le tir? Le faut-il?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ailleurs, pourquoi le français est-il ainsi associé à la contrainte, à l’épreuve, à l’effort, à l’obligation, tandis que l’anglais est associé aux plaisirs cinématographiques, aux plaisirs musicaux, aux plaisirs ludiques informatisés, aux plaisirs des voyages, etc.?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Doit-on continuer de promouvoir la qualité du français à l’école seulement, et dans les cours de français en particulier? Ou faudrait-il davantage associer la qualité du français au plaisir de lire, d’écrire et de parler dans la société?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, la qualité du français écrit et parlé est-elle une préoccupation strictement scolaire? En faire une question essentiellement pédagogique, n’est-ce pas réduire la dimension du problème, si problème il y a?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si le français est bafoué à la radio, à la télévision, dans les journaux, dans les revues, à travers les chansons, sur Internet, etc., bref partout dans l’environnement réel dans lequel évoluent les jeunes, comment leur faire comprendre l’importance du bon usage de leur langue?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si d’aventure leurs propres parents pratiquent une langue approximative, comment leur inculquer le désir de s’exprimer correctement?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On pourra bien écrire des tonnes d’&lt;em&gt;Insolences&lt;/em&gt; et de textes d’opinion, on pourra entreprendre toutes les campagnes de promotion et de valorisation de la langue, on pourra changer pour une ixième fois les méthodes d’enseignement, rien n’y fera. Ce sera de l’énergie gaspillée afin de se donner bonne conscience.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faut-il alors baisser les bras devant l’inéluctable? Ou au contraire, doit-on continuer cette lutte pour le maintien de la qualité de la langue française justement parce que la tendance générale va vers son appauvrissement? Encore faudrait-il prendre conscience qu’on lutte tels des Don Quichotte contre des moulins à vent si l'on se contente des mesures éculées des renforcements strictement pédagogiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La bataille pour la qualité de l’expression française se situe dans la rue, sur la voix publique, entre les mains des jeunes qui se promènent avec leurs baladeurs numériques sur les oreilles, qui écoutent de la musique, qui regardent la télévision, qui surfent sur Internet, bref qui sont reliés au monde par divers moyens de communication qui échappent aux institutions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cantonner la promotion du français écrit et parlé à l’école seulement, c’est creuser un gouffre entre le quotidien des jeunes et une institution de plus en plus obsolète. Souhaitons que le français fasse un peu l’école buissonnière au lieu de devenir lettres mortes.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/91929785510069175-6356192586560222854?l=plotin-lairdutemps.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/feeds/6356192586560222854/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=91929785510069175&amp;postID=6356192586560222854' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/6356192586560222854'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/6356192586560222854'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/2007/11/les-fautes-ne-comptent-pas.html' title='Les fautes ne comptent pas!'/><author><name>Plotin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13901375104719235715</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-91929785510069175.post-8860047788979479742</id><published>2007-11-13T11:03:00.000-05:00</published><updated>2007-11-13T11:04:38.197-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='populaire'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Culture'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='américain'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='publicité'/><title type='text'>L'américanisation de la culture</title><content type='html'>En ouvrant Windows Live Hotmail ce matin, comme tous les matins, j'ai immédiatement en pleine face des nouvelles des vedettes américaines : opération chez les Jolie-Pitt; arrestation du rappeur Trick Daddy; retour à l'école pour Shakira; etc. Les jeux vidéo sont américains, les films distribués ici sont également majoritairement américains et on les écoute en anglais même dans les institutions scolaires maintenant. Les émissions de télévision américaines ont la cote de plus en plus et on les écoute en DVD dans la langue de Shakespeare, c'est tellement meilleur qu'en traduction... Les jouets, Barbie et figurines en plastique de superhéros, sont également américains. Les chansons écoutées par les jeunes sont en très grandes parties américaines. Somme toute, la culture québécoise est américaine et de plus en plus on dit qu'il faut l'apprivoiser dans sa langue d'origine pour la goûter pleinement. Même la littérature populaire (les best-sellers) est majoritairement américaine.&lt;br /&gt;Alors quoi? Baignant ainsi dans la culture américaine, submergé par la diffusion industrielle de la culture états-unienne, on résiste? Mais comment? On exporte notre culture en l'« amécanérisant », comme Céline Dion ou le Cirque du Soleil qui n'ont plus de québécois que le nom? On se replie, on se coupe du monde pour se protéger? Pas facile de vivre dans un monde ouvert à l'autre. Ou alors, on fait la promotion de la culture québécoise en sachant que les moyens sont contre nous, car dès l'enfance on baigne dans la culture Walt Disney. Ou on dénonce, comme je le fais ce matin, en soulignant que notre boîte de réception est contaminée par l'omniprésence américaine malgré nous.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/91929785510069175-8860047788979479742?l=plotin-lairdutemps.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/feeds/8860047788979479742/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=91929785510069175&amp;postID=8860047788979479742' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/8860047788979479742'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/8860047788979479742'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/2007/11/lamricanisation-de-la-culture.html' title='L&apos;américanisation de la culture'/><author><name>Plotin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13901375104719235715</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-91929785510069175.post-2990264092207336801</id><published>2007-11-11T16:51:00.001-05:00</published><updated>2007-11-11T16:51:48.511-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='décrochage'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='échec'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='garçons'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='éducation'/><title type='text'>Pauvres gars!</title><content type='html'>Les garçons éprouvent des difficultés d’apprentissage dès le primaire et cela se perpétue tout au long du parcours scolaire. Les retards scolaires, les redoublements, les échecs, les abandons et le décrochage frappent davantage les garçons que les filles, et ce, à tous les niveaux de la scolarisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis plusieurs années, on observe et on étudie le problème partout dans le monde. De nombreuses tentatives d’explication et des pistes de solution ont été proposées. Ici et là, des projets expérimentaux ont donné des résultats sur des petits groupes d’élèves. Toutefois, le phénomène global de l’échec des garçons dans le système scolaire reste entier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Récemment, des études provenant de différents pays explorent un aspect inusité de l’origine des difficultés scolaires des garçons : leurs prédispositions biologiques d’apprentissage. Quelques résultats étonnants convergent vers un même constat : l’acquisition du langage et de la motricité fine se développe plus lentement chez les garçons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Outre les considérations sociologiques et psychologiques, la structure biologique du cerveau aurait un rôle à jouer majeur dans l’acquisition des premières compétences langagières. Dans ce domaine, les garçons seraient en général désavantagés biologiquement. La maturation de leur cerveau prendrait plus de temps en ce qui a trait au développement de certaines habiletés langagières et de psychomotricité fine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les conséquences de ces découvertes récentes, qui se confirment de plus en plus, auront des répercussions majeures sur l’enseignement. On comprend mieux maintenant pourquoi les garçons ont plus de difficultés à écrire correctement dès leur plus jeune âge. Il faudrait alors modifier en profondeur l’approche du système scolaire pour l’adapter à la différenciation biologique dans certaines matières. Il faudrait favoriser d’autres approches de l’enseignement que celui basé sur un modèle unique indifférencié. Il faudrait surtout qu’on soit plus stratégique dans la manière d’aborder l’enseignement de la langue auprès des garçons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, ce que ces découvertes sur le sexe du cerveau et ses capacités d’apprentissage vont permettre de réaliser, c’est que d’une manière générale on pourrait tenir compte du développement de la maturation biologique dans la façon de concevoir les programmes d’étude pour permettre une plus grande souplesse d’enseignement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi serait révolu le temps où on pénalisait systématiquement tous les élèves qui avaient des difficultés d’apprentissage de la langue dès leur entrée dans le système scolaire; ces élèves qui étaient stigmatisés dès leurs premiers contacts avec l’école parce qu’ils n’étaient tout simplement pas biologiquement au même niveau que les autres; ces élèves qui traînaient tout au long de leur parcours ce handicap de l’échec et qui, pour se protéger et se valoriser, rejetaient le monde scolaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On comprend aisément que tenir compte des facteurs socio-économiques, psychologiques et maintenant biologiques demandera des efforts inouïs au système d’enseignement et que les nostalgiques du bon vieux temps du par cœur et de la répression, où tout était si simple, auront des haut-le-cœur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, pour endiguer les problèmes d’apprentissage qui affectent une grande partie de la population (surtout les garçons, mais aussi des filles), dans un monde où l’éducation sera la matière première de l’économie de demain, les efforts ne seront pas vains.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/91929785510069175-2990264092207336801?l=plotin-lairdutemps.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/feeds/2990264092207336801/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=91929785510069175&amp;postID=2990264092207336801' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/2990264092207336801'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/2990264092207336801'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/2007/11/pauvres-gars.html' title='Pauvres gars!'/><author><name>Plotin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13901375104719235715</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-91929785510069175.post-3269260023265512278</id><published>2007-11-06T12:05:00.000-05:00</published><updated>2007-11-06T12:07:18.886-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Enseignement'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='jeunes'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='philosophie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='littérature'/><title type='text'>Enseigner la philo et la littérature</title><content type='html'>Réplique aux textes sur l'enseignement de la littérature et de la philosophie au collégial&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonjour M. Cornellier,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'abord, félicitations pour votre livre, Lettre à mes collègues sur l'enseignement de la littérature et de la philosophie au collégial (Nota Bene, 2006), qui lance un débat intéressant. Permettez-moi d'emprunter une perspective divergente de celles utilisées jusqu'à maintenant lorsqu'on aborde la question de l'enseignement de la littérature et de la philosophie. Pour moi, ces deux disciplines ne sont pas différentes des autres matières. J'ai eu des professeurs aussi intéressants en mathématiques et en physique qu'en philosophie et en littérature. J'ai également eu des professeurs inintéressants qui rendaient les cours rébarbatifs dans toutes les disciplines malgré l'engouement des élèves pour la matière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant, voici comment j'envisage personnellement l'enseignement de la littérature et de la philosophie. J'ai toujours cru au dynamisme dans l'art de transmettre des connaissances. Pour expliquer une matière, il faut savoir enseigner pour ses élèves. Il faut savoir attirer leur attention, les maintenir dans un état d'écoute et de participation jusqu'à la fin des cours. Plusieurs méthodes permettent d'atteindre ce résultat, dans toutes les disciplines : étonner, donner des exemples connus, raconter des histoires, créer des débats, raconter des blagues, actualiser le contenu, utiliser le jeu, favoriser les échanges, utiliser divers outils pédagogiques, développer la créativité, ne pas hésiter à avoir recours au cinéma, au théâtre et à la musique, bref varier le plus possible les activités d'apprentissage. Toutes les méthodes pédagogiques sont bonnes pourvu qu'elles soient appropriées à la matière enseignée et aux capacités des élèves.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au collégial, la plupart des élèves âgés de 16 à 19 ans ne lisent jamais autrement qu'à l'école. Il y a des exceptions, mais un professeur s'adresse d'abord et avant tout à la majorité de ses élèves. Au départ, pour remplir sa fonction d'enseignant, il doit viser la réussite de tous les élèves à qui il enseigne. C'est dans la définition même de sa tâche de favoriser l'apprentissage de tous les étudiants qu'il aura sous sa gouverne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le seul problème réel dans l'enseignement de la philosophie et de la littérature réside, d'après moi, dans l'idéalisation de la matière enseignée par certains professeurs du collégial qui se prennent quelquefois pour des enseignants universitaires. L'enseignement collégial étant défini comme niveau supérieur, les élèves devraient prendre conscience du degré d'enseignement dans lequel ils s'inscrivent en accédant au collégial, affirment-ils, et ils devraient fournir les efforts nécessaires sans besoin de stimulations. Les professeurs de cégep qui soutiennent cet argument du rang supérieur de l'enseignement collégial se cachent souvent derrière ce paravent pour ne pas avoir à fournir eux-mêmes d'efforts afin de rendre leurs cours intéressants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains enseignants de cégep de philosophie et de littérature prétendent aussi que leur matière recèle en elle-même des vertus pédagogiques qui justifient un enseignement sclérosé. La philosophie et la littérature seraient par elles-mêmes formatrices. Pas besoin d'ajouter des éléments de méthodes pédagogiques qui vont divertir du contenu « ontologiquement » essentiel des matières enseignées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois, les professeurs de cégep qui adoptent ces arguments fallacieux ne sont pas légion. Ils enseignent à une minorité; aux élèves les plus doués qui n'ont pas réellement besoin de professeurs pour les stimuler à apprendre. Ils se justifient des hauts taux d'abandons et d'échecs dans leurs cours par des discours abscons sur la pertinence de leur matière et son caractère indispensable et formateur pour le citoyen. Ainsi nimbés d'une nécessité presque sacrée, ces professeurs de philosophie et de littérature deviennent des prêcheurs intouchables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, la majorité des professeurs du collégial prennent leur rôle de pédagogues au sérieux et cherchent par tous les moyens à rendre leurs cours captivants même quand leurs disciplines ne sont pas dans l'air du temps. Et ils y parviennent la plupart du temps. Heureusement!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/91929785510069175-3269260023265512278?l=plotin-lairdutemps.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/feeds/3269260023265512278/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=91929785510069175&amp;postID=3269260023265512278' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/3269260023265512278'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/3269260023265512278'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/2007/11/enseigner-la-philo-et-la-littrature.html' title='Enseigner la philo et la littérature'/><author><name>Plotin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13901375104719235715</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-91929785510069175.post-1755278569918002318</id><published>2007-11-05T09:49:00.000-05:00</published><updated>2007-11-05T09:50:47.711-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='université'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='violence'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='viol'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='femme'/><title type='text'>Les femmes maltraitées (encore!)</title><content type='html'>Wow, c'est un choc, ce matin en lisant La Presse. Selon Statistiques Canada, quatre femmes sur cinq sont victimes d'une quelconque forme d'agression en milieu universitaire. Si mon calcul est bon, cela fait 80 % des femmes victimes d'agressions dans les universités canadiennes! Et comme si cela n'était pas assez catastrophique, dans un milieu où l'on aurait pu penser qu'il y avait moins de violence envers les femmes, on note aussi que 60 % des étudiants mâles « affirment qu'ils n'hésiteraient pas à commettre une agression sexuelle s'ils étaient assurés de ne pas être pris en défaut ». Quand on sait que les universités canadiennes et québécoises sont de plus en plus fréquentées par les femmes en très forte majorité de la population étudiante, on peut se demander ce que ces chiffres vont avoir comme impact.&lt;br /&gt;Cette nouvelle est désolante à plusieurs égards. D'abord, il faut dénoncer toute forme d'agression sur n'importe qui, les femmes aussi bien que les hommes. Ensuite, le milieu universitaire ne semble pas échapper au phénomène de la violence faite aux femmes. À Montréal, la violence à l'égard des femmes a déjà été signalée dans ma chronique du 23 mai. Finalement, la nouvelle ne semble pas faire les manchettes, elle est reléguée dans les pages intérieures du journal, comme pour la cacher.&lt;br /&gt;À quand une véritable étude ou un colloque sur ce phénomène de la violence faite aux femmes dans tous les milieux (travail, études, familles, etc.)?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/91929785510069175-1755278569918002318?l=plotin-lairdutemps.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/feeds/1755278569918002318/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=91929785510069175&amp;postID=1755278569918002318' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/1755278569918002318'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/1755278569918002318'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/2007/11/les-femmes-maltraites-encore.html' title='Les femmes maltraitées (encore!)'/><author><name>Plotin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13901375104719235715</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-91929785510069175.post-1433163920583956010</id><published>2007-11-04T22:04:00.000-05:00</published><updated>2007-11-04T22:05:02.150-05:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='domination'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='violence'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='viol'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='femme'/><title type='text'>Les femmes maltraitées</title><content type='html'>Deux nouvelles sont passées presque inaperçues dernièrement, mais elles méritent qu'on s'y attarde quelque peu. D'abord, une jeune femme de 17 ans s'est fait lapider à mort dans le nord de l'Irak devant une foule d'une centaine de personnes. Les forces de l'ordre assistaient à la scène. Il y a même des spectateurs qui ont filmé le tout sur leur cellulaire et qui ont diffusé cette scène horrible sur Internet. Un seul homme s'est avancé vers la victime agonisante sous les pierres et lui a déposé un manteau sur ses jambes dénudées, car cela était trop indécent pour les personnes qui assistaient à cette exécution. On ne peut pas voir les jambes d'une femme, mais on peut la lapider et filmer son exécution bestiale et la voir agoniser dans le sang sans problèmes.&lt;br /&gt;Par ailleurs, ici à Montréal, la police a rendu public son rapport annuel la semaine dernière. Il y aurait eu près de 1700 agressions sexuelles en 2006 sur le territoire de la Communauté urbaine de Montréal seulement. Quand on sait que la plupart des agressions sexuelles ne sont pas dénoncées à la police, on peut penser que le nombre d'agressions sexuelles à Montréal est au moins le double de ce que dévoile la police. En restant prudent et en prenant les chiffres officiels, on arrive tout de même à cinq agressions sexuelles par jour à Montréal en 2006. Est-ce normal?&lt;br /&gt;Partout sur la planète la domination physique des hommes sur les femmes se manifeste de différentes manières. Ici, c'est surtout à travers les agressions sexuelles qu'on le constate, dans les pays où les intégristes ont pris le contrôle de la population, c'est à travers des gestes comme les lapidations que cela se révèle.&lt;br /&gt;Pour les femmes, la lutte pour l'égalité ne sera jamais terminée, car trop d'hommes continuent de vouloir dominer leur semblable par la force physique. Le chemin de la raison triomphante sur la violence physique et psychologique est encore parsemé d'embuches.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/91929785510069175-1433163920583956010?l=plotin-lairdutemps.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/feeds/1433163920583956010/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=91929785510069175&amp;postID=1433163920583956010' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/1433163920583956010'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/1433163920583956010'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/2007/11/les-femmes-maltraites.html' title='Les femmes maltraitées'/><author><name>Plotin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13901375104719235715</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-91929785510069175.post-2599824695258430396</id><published>2007-11-02T21:41:00.000-04:00</published><updated>2007-11-02T21:42:36.170-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='normes'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Beauté'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='apparence'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='esthétique'/><title type='text'>Les dents plus blanches</title><content type='html'>Avez-vous vu les publicités ou les reportages sur la folie du moment qui pourrait bien devenir une nouvelle norme : les dents blanches immaculées? C'est le triomphe du sourire Crest qui est en passe de devenir une norme. Les dentifrices blanchissent les dents. Des traitements de blanchiment des dents deviennent de plus en plus populaires. À tel point qu'une personne normale avec des dents saines, mais ternies, se sent de plus en plus anormale. Ce n'est plus seulement les traitements dentaires esthétiques d'alignement des dents qu'on fait avaler de force à la population, mais la blancheur des dents. Avant, les gens avaient une dentition saine, mais souvent imparfaite. Maintenant que les dentistes ont imposé l'idée que tout le monde devait avoir de dents identiques, droites, bien alignées, etc., ils en viennent à nous suggérer que la blancheur est synonyme de réussite. Quelqu'un qui a des dents saines, bien entretenues, mais ternies, va devenir une personne qu'on va regarder comme si elle ne prenait pas soin d'elle-même. Encore une fois, la tyrannie du look, de l'esthétisme au service du mercantilisme, prend le dessus sur le bon sens. Nos dents ne seront jamais assez blanches. Il faudra aller chez le dentiste non plus seulement pour les examens et les réparations et les traitements, mais aussi pour maintenir ses dents blanches immaculées. Les dentistes ont compris comment fonctionne le marché. On crée un besoin en proposant un modèle que tout le monde suit. Ceux qui résistent finissent par se sentir exclus ou pires, se font réellement exclure par la tyrannie du groupe.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/91929785510069175-2599824695258430396?l=plotin-lairdutemps.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/feeds/2599824695258430396/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=91929785510069175&amp;postID=2599824695258430396' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/2599824695258430396'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/2599824695258430396'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/2007/11/les-dents-plus-blanches.html' title='Les dents plus blanches'/><author><name>Plotin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13901375104719235715</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-91929785510069175.post-8568792282266019532</id><published>2007-10-30T10:11:00.000-04:00</published><updated>2007-10-30T10:20:49.148-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='esclavage'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='plaisir'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Internet'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='publicité'/><title type='text'>Maudite publicité!</title><content type='html'>Maudite publicité! Elle envahit tout et occupe tout l'espace. Sur Internet, c'est pire encore, parce qu'elle s'insinue là où l'on ne peut pas l'éviter. Ainsi, la publicité de Bell sur le site de &lt;em&gt;Branchez-vous&lt;/em&gt; est insidieuse. Non seulement paraît-elle en haut de la page, non seulement défile-t-elle devant le texte qu'on lit, mais elle cache également les menus défilant des onglets du haut des pages sur tout le site. Bref, elle devient non seulement inévitable, encombrante, mais en plus elle en vient à masquer le contenu.&lt;br /&gt;Dire que le Web était au départ bâti sur la gratuité et le partage! Maintenant, comme partout ailleurs, Internet est victime des voraces publicitaires qui envahissent tout l'espace public et privé. On ne peut même plus l'éviter, comme lorsqu'on change de poste à la télévision durant les annonces. Non, elle vient se greffer au contenu et ne se gène pas pour carrément le masquer. La pub envahit tous les moyens de communication, du cellulaire aux journaux en passant par les sites Web et les toilettes. C'est une plaie béante qui s'agrandit et il faut être très vigilant pour l'éviter. C'est comme une exhibitionniste qui s'inviterait partout pour se montrer. Il faudrait se cacher et se cloîtrer pour ne pas la voir. La pub finit par récupérer tout pour le vendre. Objets ou tendances, modes vestimentaires ou modes de comportement. Rien n'y échappe. Sûrement pas ce commentaire qui va finir par être contaminé à son tour, puisqu'il est sur la Toile désormais, hébergé sur un serveur qui a besoin de publicités pour survivre...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/91929785510069175-8568792282266019532?l=plotin-lairdutemps.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/feeds/8568792282266019532/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=91929785510069175&amp;postID=8568792282266019532' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/8568792282266019532'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/8568792282266019532'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/2007/10/maudite-publicit.html' title='Maudite publicité!'/><author><name>Plotin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13901375104719235715</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-91929785510069175.post-1651481235763448535</id><published>2007-10-29T08:45:00.000-04:00</published><updated>2007-10-29T08:53:33.725-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Matrice'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='esclavage'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Matrix'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='addiction'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='travail'/><title type='text'>La servitude volontaire</title><content type='html'>Je donne Platon à lire à mes élèves et j'illustre l'allégorie de la caverne à l'aide de La Matrice. Je vais ajouter aux commentaires habituels que je fais sur le film, des commentaires sur l'esclavage d'aujourd'hui. Plusieurs fois dans La Matrice, Morpheus affirme que Néo et les autres sont esclaves de la matrice, sans le savoir.&lt;br /&gt;De quoi est-on encore esclave de nos jours, nous comme êtres humains? Certains sont esclaves de l'argent, ils ne pensent qu'à cela et cherchent par tous les moyens d'en faire le plus rapidement possible, sans payer d'impôt et en évitant les taxes. Ils vendent leurs vieilles choses aussi dans des ventes-débarras au lieu de les donner aux pauvres. D'autres sont accros à la drogue, à l'alcool, au jeu, au pouvoir. Certains sont dépendants de la cigarette. Mais les pires, ce sont ceux qui ont besoin de chaînes pour faire quelque chose. Ceux qui sont tellement esclaves qu'ils ont besoin que papa ou maman ou l'État les punissent ou les menacent pour faire quelque chose. Ils ont besoin que le professeur et l'employeur fassent la même chose. Ils ne font rien pour eux-mêmes. Tout ce qu'ils font, c'est pour obtenir des notes, de l'argent ou des vacances. Ils ne sont pas capables de libérer leur esprit des chaînes qu'ils traînent depuis leur enfance. Ils ne sont pas capables de travailler pour le plaisir ou l'accomplissement d'eux-mêmes. Ils ne sont pas capables d'étudier pour autre chose que les notes. Ils ne veulent pas éveiller leur esprit. Ils sont pris dans le tourbillon du système, comme le dit Morpheus à Néo lorsqu'ils se promènent dans la ville. Le pire, c'est qu'ils aiment ce système hiérarchique qui les ramène à la condition d'esclaves pour les machines qui les cultivent. Et le système économique mondial carbure à cette servitude volontaire!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/91929785510069175-1651481235763448535?l=plotin-lairdutemps.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/feeds/1651481235763448535/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=91929785510069175&amp;postID=1651481235763448535' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/1651481235763448535'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/1651481235763448535'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/2007/10/la-servitude-volontaire.html' title='La servitude volontaire'/><author><name>Plotin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13901375104719235715</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-91929785510069175.post-7752760690678577040</id><published>2007-10-28T13:58:00.000-04:00</published><updated>2007-10-28T13:59:57.657-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vivre'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='écrire'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lire'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='plaisir'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Internet'/><title type='text'>Je ne lis plus</title><content type='html'>Je ne lis plus depuis quelques années déjà. Quand je dis que je ne lis plus, je veux dire plus autant qu’auparavant. Je lis encore tous les matins La Presse, la page Idées du Devoir, les nouvelles de dernière heure sur Internet. En plus, je reçois les revues comme L’Actualité, Châtelaine, Philosophie et le Reader’s digest. Je parcours, de temps en temps, Le Monde, Le Point et le New York Times.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je continue de lire des manuels de philosophie pour mes cours. Deux ou trois par année seulement. En plus, pendant les longues vacances d’été, je lis aussi quelques romans. Deux ou trois également. Par exemple, cet été, j’ai lu les romans de Guillaume Vigneault et de Stéphane Bourguignon. Et aussi une pièce de théâtre de Michel Tremblay. Bon, cela fait peut-être quatre ou cinq romans par été finalement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais je ne lis plus de façon assidue comme à la belle époque. Lorsque j’étais chroniqueur littéraire au Continuum (l’hebdo des étudiantes et étudiants de l’Université de Montréal) ou au Devoir, je devais lire au bas mot trois ou quatre romans par semaine. Ça, c’était ce que j’appelais lire. Maintenant, je lis en dilettante. Quand je ne peux pas faire autrement. Alors qu’auparavant, c’était un besoin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut dire que la famille, les enfants, le tennis, l’entretien de la maison, les sorties au théâtre ou au cinéma, les réceptions familiales ou entre amis, toutes ces activités prennent de plus en plus de place dans la vie quotidienne. Sans compter le changement de métier. Je ne suis plus un lecteur professionnel, mais occasionnel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a également Internet qui gruge du temps. Les courriels, les sites Internet, les blogues, les jeux en ligne, etc. Finalement, il y a aussi le fait que je ne fais pas qu’enseigner, je fais une recherche sur des activités pédagogiques originales, j’écris de la fiction et je coordonne un département de 25 personnes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ce ne sont que des excuses. Car lorsqu’on est dévoré par l’appétit de la lecture, on trouve toujours un moyen de le satisfaire. En fait, j’avais perdu le goût de la lecture, tout simplement. Il n’y a pas de honte à cela. Est-ce qu’on peut vivre sans lire? Assurément. La lecture ne correspond pas à un besoin vital. On doit lire par plaisir. Point à la ligne. Pas par obligation ou culpabilité morale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Barthes soutenait justement cela. Si un livre t’ennuie, laisse-le tomber de tes mains. Si tous les livres t’ennuient, ne lis plus. C’est ce que j’ai fait, curieusement juste après avoir enseigné pendant cinq ans la littérature au collégial.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant, je reprends goût à la lecture. Je ne sais pas pourquoi. Est-ce que la période de sevrage a assez duré? Tout ce que je sais, c’est que j’ai recommencé à lire comme avant. C’est-à-dire que j’ai trois livres ouverts en même temps. Un au sous-sol (&lt;em&gt;Un ange cornu avec des ailles de tôle&lt;/em&gt;, de Michel Tremblay), un dans les toilettes (&lt;em&gt;La Secte des égoïstes&lt;/em&gt;, d’Éric-Emmanuel Schmitt) et un autre au salon en haut (&lt;em&gt;L’invention du plaisir&lt;/em&gt;, de Michel Onfray). Je vous en reparle quand je les aurai terminés.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/91929785510069175-7752760690678577040?l=plotin-lairdutemps.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/feeds/7752760690678577040/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=91929785510069175&amp;postID=7752760690678577040' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/7752760690678577040'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/7752760690678577040'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/2007/10/je-ne-lis-plus.html' title='Je ne lis plus'/><author><name>Plotin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13901375104719235715</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-91929785510069175.post-8916215973086345333</id><published>2007-10-28T11:33:00.000-04:00</published><updated>2007-10-30T10:50:18.436-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='écriture'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='spectacle'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='divertissement'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Blogue'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='information'/><title type='text'>Nouveau départ</title><content type='html'>Bonjour à tous!&lt;br /&gt;Enfin, j'arrive! Ou est-ce plutôt un départ? C'est selon le point de vue, comme plusieurs choses dans le monde d'aujourd'hui. Tout le monde le fait, fais-le donc! C'était le slogan de CKAC auparavant. Maintenant, la plus vieille station de radio francophone en Amérique du Nord devient un poste strictement réservé aux sports. Signe des temps. Le divertissement a pris le pas sur l'information. L'information spectacle a complètement écarté l'information sérieuse et approfondie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m'écarte du sujet. D'ailleurs, c'est précisément pour cela que je tente l'expérience des blogues. Raconter n'importe quoi pour voir finalement si cela va mener quelque part. Au fil du temps, venir sur cet espace laisser des traces, comme dirait Derrida, et observer les traces des autres. Peut-être est-ce cela les fameux Rhizomes de Deleuze et Guattari? De toute façon, est-ce que les chemins doivent nécessairement mener quelque part?&lt;br /&gt;Les enfants écoutent &lt;em&gt;Superman&lt;/em&gt; pendant que j'écris cet incipit. L'air du temps!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/91929785510069175-8916215973086345333?l=plotin-lairdutemps.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/feeds/8916215973086345333/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=91929785510069175&amp;postID=8916215973086345333' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/8916215973086345333'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/91929785510069175/posts/default/8916215973086345333'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://plotin-lairdutemps.blogspot.com/2007/10/cest-un-nouveau-dpart-sur-un-nouveau.html' title='Nouveau départ'/><author><name>Plotin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13901375104719235715</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
